UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

La France touchée par le trafic de faux pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/07/2008

Difficile de les distinguer des originaux. Pourtant, les contrefaçons de produits phytosanitaires font courir de sérieux dangers aux agriculteurs et aux consommateurs. Jacques Deuse, expert international du Cirad explique : " Le trafic a pris une énorme ampleur du fait de la désorganisation de beaucoup d'Etats et d'une généralisation de la corruption. En cause également, la Chine, qui inonde l'Afrique de produits non homologués. " Outre les risques pour la santé, l'usage de ces produits non efficaces pour protéger les cultures pourrait aggraver les pénuries alimentaires. Selon l'UIPP, la conception d'un nouveau pesticide requiert une dizaine d'années d'études et de centaines de tests de toxicité, qui coûtent au total plus de 200 millions d'euros. " Les produits les plus demandés par les agriculteurs sont copiés ", indique Jean Charles Bocquet, directeur de l'UIPP. " La plupart de nos adhérents ont déjà été victimes de ce type de trafic. ". En France, en Espagne, en Italie, plusieurs centaines d'hectares de tomates et de pommes de terre ont été grillés. En cause : une contrefaçon du désherbant Titus.

Source : Ça M'intéresse

Pomme de terre OGM : l'allemand BASF dépose une plainte contre Bruxelles

Sur les OGM 23/07/2008

L'allemand BASF a déposé une plainte auprès de la Cour européenne de justice (CEJ) contre la Commission européenne qui repousse depuis des mois l'autorisation de sa pomme de terre transgénique, a-t-il annoncé jeudi. Le motif est l'absence de décision de Bruxelles, notamment sur la période courant de juillet 2007 à mai 2008, précise le numéro un mondial de la chimie. "La Commission européenne a repoussé l'autorisation de l'Amflora (le nom de la pomme de terre OGM, ndlr) malgré les avis positifs répétés prononcés par l'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments", a expliqué Stefan Marcinowski, membre du directoire de BASF, cité dans un communiqué. "Nous ne sommes pas prêts à accepter de nouveaux reports", a-t-il ajouté. Début mai, la Commission européenne avait encore reporté toute décision sur l'autorisation de deux variétés de maïs et de l'Amflora, en demandant à l'EFSA de réexaminer ses avis jusqu'ici favorables. Pour BASF, le processus d'agrément dure au total depuis douze ans, rappelle le groupe de Ludwigshafen (ouest), qui a lancé de nombreux projets OGM depuis plusieurs années, notamment en 2007 en collaboration avec l'américain Monsanto. Uniquement réservée au marché européen, l'Amflora est une pomme de terre modifiée génétiquement pour être renforcée en amylopectine, un composant de l'amidon utilisé par l'industrie pour fabriquer des textiles, du béton ou du papier --les restes pouvant servir d'aliments pour le bétail. Elle aurait dû être le premier brevet OGM de BASF, pour un gain estimé de 100 millions d'euros par an pour l'ensemble de la filière. Mais, comme de nombreux produits transgéniques, elle suscite la polémique. La Commission européenne n'a plus délivré d'autorisation pour la mise en culture d'OGM depuis 1998.

Source : AFP

Ces lobbys qui menacent la planète

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 18/07/2008

Le réchauffement climatique, l'emballement du prix des matières premières, la crise alimentaire mondiale, ils ne veulent rien savoir. Ce qui compte, à leurs yeux, c'est de pourvoir continuer à s'enrichir. Enquête sur ces groupes de pression qui influencent le législateur et contournent les réglementations existantes... Monsanto, Bayer, Syngenta et consorts nous concoctent des plantes plus belles, plus vigoureuses, plus adaptables à la pauvreté des sols, plus tenaces à la sécheresse, plus résistantes aux pesticides et surtout qui rapportent beaucoup, beaucoup plus. Pour la simple raison que les cultivateurs peuvent leur balancer des doses mortelles de produits phytosanitaires sans qu'elles ne défaillent de la feuille. Or ce sont les mêmes industriels qui commercialisent les plantes OGM et les substances chimiques destinées à faire fuir les petites bêtes ; c'est donc tout bénéf. Les semenciers se sucrent des deux côtés, et sont prêts à remuer ciel et terre pour prolonger cette activité dont on ignore les conséquences sur la santé et la biodiversité déjà mises à mal, comme l'ont signalé les experts des Nations unies à Bonn en Allemagne. Les espèces animales et végétales disparaissent à une cadence beaucoup plus rapide que ne le voudrait le rythme naturel...

Source : Marianne | Auteur : Anna Alter - Anne-Sophie Michat

Luc Guyau - Producteur de lait Vendée - ex président du CNJA et de la FNSEA

Ils l'ont dit 14/07/2008

"Le système de discussion et les critères de la négociation en cours à l'OMC ne sont pas compatibles avec les missions que l'Europe exige de l'agriculture. Tout se passe comme s'il fallait conclure le cycle de Doha quel qu'en soit le prix pour l'agriculture européenne alors que le contexte a beaucoup changé depuis 2001. A l'époque, on nous disait que nous avions trop de viande, de lait, de céréales. On voit aujourd'hui à quel point ces arguments étaient fallacieux. La logique voudrait que l'on discute à l'OMC en intégrant cette nouvelle donne induite par la réduction des stocks agricoles au niveau mondial et la volatilité des cours que cala provoque. Or, à l'OMC on continue de discuter en occultant ces éléments nouveaux. Je trouverais inacceptable toute nouvelle concession de l'UE. Pour les produits sensibles comme la viande, le lait, les fruits et légumes, de faibles volumes d'importation suffisent parfois pour déstabiliser les cours sur le marché intérieur et pour ruiner les agriculteurs. Voilà pourquoi il faut garder des protections douanières aux frontières de l'Europe."

Source : L'Humanité | Auteur : Luc Guyau - Producteur de lait Vendée - ex président du CNJA et de la FNSEA

Produits OGM : les Etats européens renvoient la balle à la Commission

Sur les OGM 14/07/2008

Les Etats européens ont fait mardi le constat de leur désaccord concernant des demandes d'autorisation de Commercialisation de deux variétés génétiquement modifiées de soja et de coton, confiant le soin à Bruxelles de trancher sur ces dossiers controversés. Désormais, le dossier va revenir à la Commission qui devra prendre une décision. Celle-ci sera probablement positive, puisqu'elle s'appuie toujours sur l'avis de l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui en l'occurrence a estimé que les produits concernés ne présentaient pas de danger. Il en va ainsi de chaque demande de commercialisation d'OGM depuis plusieurs années, les pays européens s'arrangeant pour ne pas avoir à trancher ces dossiers sensibles pour l'opinion publique et pour laisser le soin à la Commission de décider. Dans le même temps, de nombreux pays critiquent le fait de baser les autorisations de commercialisation d'OGM en Europe sur les seuls avis de l'EFSA, au coeur de controverses récurrentes du fait du peu de connaissances disponibles sur les effets à long termes des organismes génétiquement modifiés sur la santé humaine. La France, qui préside l'Union européenne (UE), vient de prévenir qu'il ne fallait pas s'attendre à une "refonte" des procédures, mais à des "améliorations". "On n'est pas dans une remise en cause du système européen, on n'est pas dans une refonte des procédures", a affirmé au début du mois la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. "Il reste des doutes, des sentiments d'insuffisance sur l'évaluation des effets à long terme, des demandes de plus de transparence", a-t-elle ajouté, évoquant la question du statut des experts ou encore de la transparence des procédures L'Union européenne n'accorde plus d'autorisation de culture de produits OGM, mais accepte au cas par leur commercialisation lorsqu'ils sont importés.

Source : AFP

L'agriculture doit davantage tenir compte de la biodiversité.

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 11/07/2008

Selon une expertise collective pilotée par l'Inra, l'agriculture moderne a " oublié la composante biologique ". Cette expertise a surtout valeur d'alerte. Prendre en compte le monde naturel, ce n'est pas retourner à l'agriculture d'antan. Cela nécessite au contraire un bagage technique important. " Il ne suffit pas de mettre un peu plus de biodiversité et un peu moins de pesticides dans son exploitation pour que l'agriculture soit durable " résume Xavier Le Roux, chercheur qui a piloté l'expertise. C'est le message subliminal de l'expertise de l'Inra destiné à l'ensemble du monde agricole. Les changements doivent être rapides pour préserver ce qui n'a pas été détruit. La parcelle ne sera plus le champ clos de l'agriculture de demain. Il faudra aussi tenir compte de ce qu'il y a autour et au-delà. Une thématique que la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, vient d'ailleurs d'intégrer au volet recherche du " Grenelle de l'environnement ", suite aux recommandations du comité opérationnel présidé par Marion Guillou, la présidente directrice générale de l'Inra.

Source : Le Figaro | Auteur : Yves Miserey

Vers un monde sans abeilles

Sur les abeilles 09/07/2008

En France comme ailleurs, les essaims déclinent dans de dangereuses proportions. Une hécatombe aux origines controversées, mais dont chacun admet les lourdes conséquences pour la planète. Selon Bernard Vaissière, chargé de recherche au laboratoire Abeille et environnement de l'Institut national de la recherche agronomique d'Avignon, l'hécatombe s'explique par " la disparition des habitats et de la nourriture, le développement de maladies et des prédateurs, et l'utilisation des produits phytosanitaires ". Certes, le rôle des pesticides, sujet à polémique depuis des années, demeure central dans la surmortalité actuelle. Mais ces produits ne sont pas les seuls en cause… Prédateurs et virus trouvent en l'abeille une cible de choix. " On suppose que l'effet d'un pathogène est plus grand quand celle-ci est mal nourrie et stressée ", précise Axel Decourtye, écotoxicologue spécialiste des abeilles. Naturellement sensibles aux agressions toxiques, les butineuses, domestiques ou sauvages, souffrent d'un habitat dégradé. L'essor des monocultures a peu à peu limité leur choix de pollens. Tant et si bien qu'elles vont désormais faire leurs " courses " en ville, plus riche de diversité florale. Paradoxalement, ni les gaz d'échappement ni la frénésie urbaine ne les rebutent. Les miels urbains connaissent d'ailleurs un beau succès commercial.

Source : L'Express | Auteur : Thomas Saintourens

Renvoi à Bordeaux du procès de José Bové et 11 autres militants anti-OGM

Sur les OGM 09/07/2008

Le procès de 12 militants anti-OGM, dont José Bové, poursuivis devant le tribunal de grande instance de Bordeaux pour avoir rendu impropre à la consommation un stock de maïs transgénique le 4 novembre 2006 à Lugos (Gironde), a été renvoyé jeudi au 27 août. "Nous demandons le renvoi car nous n'avons eu que mardi l'ensemble des documents pour cette audience", a plaidé devant le tribunal François Roux, un des trois avocats des 12 militants anti-OGM, affirmant qu'il y avait une "inégalité complète entre l'accusation et la défense". Le tribunal n'a cependant pas répondu à la demande des avocats de "disjoindre" le procès des militants de celui de Marc Giblet, gérant de l'exploitation agricole, poursuivi pour "violences avec arme", pour avoir tiré ce jour-là un coup de fusil en présence des manifestants anti-OGM. "Il me parait difficile de disjoindre cette affaire car les faits me paraissent connexes et on ne peut la comprendre que si on l'aborde dans sa globalité", a indiqué le vice- procureur, Christian Lagarde. Il avait également demandé que l'affaire ne soit pas renvoyée, affirmant qu'elle était "complète". Ce n'est pas le premier renvoi de l'affaire. Une première audience, prévue le 16 avril, avait déjà été reportée au 10 juillet, les avocats des militants anti-OGM ayant mis en cause l'envoi tardif de certaines convocations.

Source : AFP

Produits phytos - La profession plaide pour le pragmatisme

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 07/07/2008

A l 'occasion de la publication de son rapport d'activité, l'UIPP a fait le point sur le secteur des produits phytos. En 2007, les ventes ont augmenté de 5,8%, pour s'établir à 1,8 Md€. Cette hausse s'explique surtout par les fortes attaques parasitaires qui ont touché les cultures, liées à des conditions climatiques exceptionnelles. Les fongicides ont ainsi connu une forte hausse (4,7%), principalement sur la vigne et les pommes de terre (mildiou), des ruptures de stocks ayant même été enregistrées sur certains produits. En revanche, les insecticides ont reculé de 5,1%, grâce au " raisonnement " des traitements. Le tonnage global de substances actives vendues progresse de 7,9% à 77 300 T. Au cours de l'assemblée générale statutaire, Denis Tardit, réélu Président pour deux ans a rappelé que " l'UIPP… doit veiller à ce que la science et le pragmatisme l'emportent sur l'arbitraire et l'émotion " évoquant la nouvelle réglementation européenne. " L'objectif d'utilisation durable des produits, doit rester un axe fort de travail ", a-t-il ajouté.

Source : FLD (Fruits et Légumes Distribution) | Auteur : Phiippe Gautier

Le bio au banc d'essai - dossier

Sur l'agriculture biologique 04/07/2008

Plus cher, pas toujours meilleur, le bio possède heureusement des avantages. Les légumes bio ne croulent pas sous une avalanche d'engrais pour les faire pousser, d'herbicides insecticides pour les amener, vite, à maturité. Ils sont donc, a priori, meilleurs pour la santé. Attention, pourtant, la culture raisonnée arrive pratiquement - et dans la discrétion - aux mêmes résultats. Joël Robuchon, toujours meilleur cuisinier du monde, ne croit pas, pour le moment au bio. " Je cherche les bons produits élevés le plus naturellement possible… Je n'utilise pas de produits bio, malheureusement. D'abord parce qu'ils sont très difficiles à trouver, qu'ils ne sont pas de très bonne qualité et en quantité insuffisante… Je crois davantage à la culture " raisonnée ", qui me semble plus naturelle. " Dans son livre " Changez d'alimentation : l'atout Bio ! ", Le professeur de cancérologie Henri Joyeux montre les bienfaits du bio pour la santé. " Les résultats de l'étude que je présente dans mon livre montrent que les aliments issus de l'agriculture biologique sont meilleurs pour la santé. Dénués de pesticides, ils ont un plus nutritionnel sur le plan des vitamines, des minéraux et des oligoéléments… Je ne suis pas un taliban du bio. Il suffit d'éplucher les pommes, les poires, ou de faire tremper les fraises dans l'eau pour éliminer une partie des pesticides. " Pour Jean Pierre Coffe, le défenseur de la qualité de notre alimentation, " le bio doit sortir de son carcan bobo s'il veut convaincre un plus large public. Avant d'aller vers le bio, il faut que les gens réfléchissent à acheter des produits de saison, à les cuisiner eux-mêmes et à manger moins. Pour bien manger, il n'est pas obligatoire de manger bio. Il ne faudrait pas que cela devienne un simple phénomène de mode. "

Source : Le Figaro Magazine | Auteur : Maurice Baudoin

Luc Ferry - Philosophe

Ils l'ont dit 04/07/2008

" Avec Hulot, nous avions proposé à Juppé en 1997 la mise en place d'un comité d'éthique consacré à l'environnement qui puisse enfin dire ce qui est vrai, faux, de l'ordre de la rumeur et ce qui est encore discutable ! Je suis pour qu'on prenne des précautions, mais les OGM me paraissent le modèle de ce que l'on doit faire aujourd'hui en matière d'écologie. Si on peut fabriquer des grains de maïs ou de blé qui poussent sans eau, sachant que l'eau est une ressource qui se raréfie, ce serait fabuleux. C'est cela qui sauvera l'humanité et pas de limiter la vitesse à 110 km/h. Evidemment, si on saccage la recherche avec la bénédiction de l'Etat, on n'y arrivera jamais ! "

Source : Le Figaro | Auteur : Luc Ferry - Philosophe

L'INRA vante les bienfaits de l'agriculture biologique pour l'environnement

Sur l'agriculture biologique 03/07/2008

L'agriculture biologique est bénéfique à la biodiversité, laquelle rend à son tour des "services" aux agriculteurs, affirme l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) dans un rapport qui rompt avec 50 ans de priorité accordée à l'amélioration des rendements. Après avoir épluché articles scientifiques, rapports internationaux et documents durant un an et demi, 26 écologues, agronomes, sociologues, économiste et juristes sont arrivés à la conclusion que l'agriculture intensive sur des paysages homogènes était mauvaise pour l'environnement. Au contraire, les "éléments semi- naturels" comme les haies, les bosquets ou fossés, trop souvent disparus pour faire place aux grosses machines, permettent de sauvegarder la biodiversité. "La complexité du paysage peut atténuer les effets négatifs de l'intensification de l'agriculture" a déclaré lors d'un colloque Xavier Le Roux, de l'Inra. L'écologue Eric Garnier, du CNRS, a ajouté qu'après l'abandon des intrants chimiques, la biodiversité d'une parcelle pouvait être naturellement multipliée par cinq en 5 à 10 ans, mais qu'au delà, "un certain entretien est nécessaire si on veut la maintenir au même niveau". Favorable à la biodiversité, l'agriculture biologique peine à se développer. Le nombre d'exploitants, en hausse dans les années 1990, a cessé de progresser depuis 2002.

Source : AFP | Auteur : Boris Cambreleng

Philippe Pinta - président d'Orama (Union syndicale des associations spécialisées grandes cultures), Xavier Beulin et Christophe Terrain - vice présidents

Ils l'ont dit 02/07/2008

" Produire plus et produire mieux exige un progrès dans les pratiques agricoles, mais aussi une plus grande disponibilité des outils pour les agriculteurs. La recherche, publique et privée, est essentielle, surtout si la France veut retrouver son rôle de leader mondial. Autre inquiétude, la problématique des pesticides. Elle ne se réduit pas à exiger moins de molécules et moins de quantités utilisées. Tout comme les médicaments, les produits phytosanitaires doivent être utilisés à leur " juste dose ", c'est-à-dire ni trop - pour des raisons économiques et environnementales - encore moins trop peu pour des raisons de développement de résistances et de non efficacité. Or la dose varie selon la pression des nuisibles, les variations climatiques et les pratiques culturales. En outre, les molécules doivent être variées et la palette la plus étendue possible. L'approche qui consiste à diminuer les molécules disponibles ou les quantités utilisées conduira les filières végétales à de réelles impasses techniques. Elles seront dans l'incapacité d'assurer leur mission de production quantitative et qualitative. "

Source : Tribune Libre : Faire rimer Grenelle avec progrès | Auteur : Philippe Pinta - président d'Orama (Union syndicale des associations spécialisées grandes cultures), Xavier Beulin et Christophe Terrain - vice présidents

Procès d'anti-OGM à Carcassonne : 30 prévenus, au lieu de 5, dont José Bové

Sur les OGM 01/07/2008

Le tribunal correctionnel de Carcassonne, qui jugeait mercredi cinq anti-OGM, dont José Bové, pour une action en 2006 dans l'Aude contre le semencier Monsanto, s'est finalement retrouvé avec 30 prévenus, 25 autres militants ayant obtenu de s'asseoir sur le banc des prévenus. Le procureur de la République, Francis Battut, a requis une amende de 3.000 euros, "dont une grande partie avec sursis", pour chacun des prévenus, et le tribunal a mis sa décision en délibéré au 17 septembre. Ce jour-là, une centaine de membres de la Confédération paysanne, des Faucheurs volontaires et de Greenpeace avaient pénétré dans l'usine, en forçant des portes ou escaladant des grillages pour entrer dans les hangars et y rechercher des semences transgéniques. Dans son réquisitoire, le procureur a estimé qu'invoquer la liberté des militants anti-OGM "est respectable, mais il y a d'autres libertés. Toutes les doivent être. La liberté du travail, c'est quelque chose d'essentiel", a-t-il affirmé. Indiquant que Monsanto avait subi des dommages de plus de 10.000 euros, l'avocat du semencier, Me Alain Pouchelon, a demandé 20.000 euros de dommages et intérêts et 10.000 euros de frais de procédure. Les avocats de la défense ont demandé la relaxe et le rejet des demandes des parties civiles, regrettant notamment qu'aucun dirigeant ou salarié de Monsanto ne se soit présenté à l'audience.Le Monde.fr - 2 juilletFrance - Premiers fauchages de parcelles OGM post-GrenelleTrois parcelles de maïs OGM ont été fauchées par le collectif des Faucheurs volontaires, dans la nuit de dimanche à lundi dans le Gers. Les essais concernaient des variétés résistantes aux insectes ou tolérantes à un herbicide. Michel Barnier et Valérie Pécresse, déplorent " ces destructions d'essais, qui visaient à tester de nouveaux OGM, affaiblissent de manière irresponsable notre capacité de recherche. Ils rappellent que la nouvelle loi, entrée en vigueur le 25 juin, prévoit des sanctions pénales d'application immédiate qui peuvent aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende en cas de destruction de parcelles expérimentales. " Bové dénonce " une loi de contamination "... Le ministère aurait dû demander de ne pas continuer ces essais en attendant de nouvelles évaluations. Il a sa part de responsabilité... On est en train de régler le passé. Après l'annonce de ces premiers fauchages de l'année, les semenciers réclament, dans un communiqué commun, " des garanties pour la recherche ". Ils craignent, faute d'une réaction forte, que " le sentiment d'impunité qui règne chez les faucheurs - saccageurs " ne s'accroisse. Dans une décision datant du 19 juin, le Conseil constitutionnel a validé la loi OGM, estimant que le texte ne contrevenait pas au " principe de précaution "... Le gouvernement ne doit pas laisser ceux qui n'ont pas obtenu gain de cause au cours de ces débats démocratiques dans les urnes ou auprès des plus hautes juridictions françaises imposer ce qu'ils veulent par le biais d'actes violents et anti-démocratiques ", conteste quatre organisations professionnelles de semenciers (GNIS, Oleosem, Seproma et UIPP).

Source : AFP | Auteur : Antonio Raluy

France - Premiers fauchages de parcelles OGM post-Grenelle

Sur les OGM 01/07/2008

Trois parcelles de maïs OGM ont été fauchées par le collectif des Faucheurs volontaires, dans la nuit de dimanche à lundi dans le Gers. Les essais concernaient des variétés résistantes aux insectes ou tolérantes à un herbicide. Michel Barnier et Valérie Pécresse, déplorent " ces destructions d'essais, qui visaient à tester de nouveaux OGM, affaiblissent de manière irresponsable notre capacité de recherche. Ils rappellent que la nouvelle loi, entrée en vigueur le 25 juin, prévoit des sanctions pénales d'application immédiate qui peuvent aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende en cas de destruction de parcelles expérimentales. " Bové dénonce " une loi de contamination "... Le ministère aurait dû demander de ne pas continuer ces essais en attendant de nouvelles évaluations. Il a sa part de responsabilité... On est en train de régler le passé. Après l'annonce de ces premiers fauchages de l'année, les semenciers réclament, dans un communiqué commun, " des garanties pour la recherche ". Ils craignent, faute d'une réaction forte, que " le sentiment d'impunité qui règne chez les faucheurs - saccageurs " ne s'accroisse. Dans une décision datant du 19 juin, le Conseil constitutionnel a validé la loi OGM, estimant que le texte ne contrevenait pas au " principe de précaution "... Le gouvernement ne doit pas laisser ceux qui n'ont pas obtenu gain de cause au cours de ces débats démocratiques dans les urnes ou auprès des plus hautes juridictions françaises imposer ce qu'ils veulent par le biais d'actes violents et anti-démocratiques ", conteste quatre organisations professionnelles de semenciers (GNIS, Oleosem, Seproma et UIPP).

Source : Le Monde.fr
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