UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Dans la solitude des champs d'OGM

Sur les OGM 29/07/2004

Les dix-sept communes creusoises qui ont pris des arrêtés pour interdire les cultures d'OGM sur leur territoire devront s'en expliquer devant le tribunal administratif. Les maires souhaitent disposer d'un mois supplémentaire pour préparer leur mémoire de défense. Une délégation des maires rencontrera le président du Conseil régional, JJ Lozach, qui les avait soutenus pour lui demander une aide juridique ou financière. Ce collectif espère à terme "faire pression sur le gouvernement pour que le moratoire européen ne soit pas levé et pour que la France affiche une position claire en défaveur des OGM".

Source : La Montagne | Auteur : Mathieu Verlaine

Contradictions

Sur les OGM 29/07/2004

Les écologistes, emmenés par le duo à moustache Bové-Mamère, viennent de reprendre l'arrachage des champs expérimentaux de cultures OGM. Sauf erreur, les Verts se veulent à la fois tiers-mondistes et partisans d'une agriculture recourant le moins possible aux engrais et aux pesticides. Or, les semences génétiquement modifiées permettent une meilleure résistance aux maladies et aux insectes avec moins de traitements externes, donc davantage de récoltes avec moins de pollution, et à ce titre intéressent au premier chef les pays en voie de développement. En toute logique, nos écologistes s'en prennent donc à ces expériences, le jour même où l'Afssa confirme que les OGM ne comportent aucun risque connu pour la santé. Il est vrai que N. Mamère n'est pas à une contradiction près.

Source : Valeurs Actuelles

Trop de pesticides dans nos assiettes

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/07/2004

74 500 tonnes, c’est la quantité de pesticides utilisés chaque année par les agriculteurs français. Pas étonnant dès lors que l’on en retrouve des résidus sur la moitié des fruits, légumes et céréales consommés en France. ( 53% des fruits, selon un récent rapport de la Commission européenne). Et parmi les 3 721 échantillons analysés en 2002, 8,9% dépassent les limites autorisées. Ce qui classe la France au deuxième rang des pays européens les plus « contaminés ». En moyenne, la pomme se voit infliger 28 traitements successifs, dont 10 insecticides et 18 fongicides. Pour la pêche, comptez 14 et pour la poire une dizaine. Avec pour conséquence des pesticides en pagaille dans les rivières et les nappes phréatiques.

Source : Le Point | Auteur : Christophe Labbé et Olivia Recasens

Des chercheurs allemands découvrent une substance qui repousse les criquets

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/07/2004

Une équipe de chercheurs allemands a découvert une substance que les criquets mâles utilisent pour repousser leurs concurrents sexuels et qui pourrait être utilisée dans la lutte contre les criquets pèlerins au Sahel. « La substance, une phéromone, était déjà connue, et elle est même disponible dans le commerce. Ce qui est nouveau, c’est qu’on ne savait pas jusqu’ici que les mâles y avaient recours, dans des périodes de forte densité de population pour éloigner leurs concurrents », a indiqué le professeur Hans-Joerg Ferenz, zoologue à l’université de Halle. La phéromone ne peut remplacer à lui seul des pesticides, mais pourrait jouer un rôle d’auxiliaire dans une stratégie d’éradication plus complète.

Source : AFP

Les limites de la désobéissance civile

Sur les OGM 28/07/2004

Destruction d'OGM, mariage d'homosexuels, ces violations délibérées de la loi sont médiatiques mais nuisibles pour une démocratie. La démocratie est ruinée si chacun peut choisir, selon ses convictions propres, de se plier ou non à l'expression de la volonté générale. Mais cette évidence reste à son tour assujettie à des limites de faits et de droit (article 2 -Déclaration des droits de l'homme : liberté, propriété, sûreté, résistance à l'oppression). Dès lors la tentation est grande soit d'exciper d'une "oppression" pour invoquer un droit à y résister, soit de dénoncer inlassablement une loi dans l'espoir de la rendre "ineffective". Mais sur cela, trois observations simple :- Les mêmes qui au nom de leurs croyances s'affranchissent de loi et prétendent se parer de la tunique de Robin des bois, seraient les premiers à hurler si d'autres qui leur déplaisent, tel le Front National, adoptaient le même comportement.- Il y a toujours quelque chose de gênant à témoigner du courage tranquille du martyr en assumant des actes devant les caméras pour ensuite revendiquer l'indulgence ou la grâce quand passe la justice.- Tous les problèmes évoqués ici - mariage d'homosexuels, OGM, ...- pourraient être résolus de manière efficace et satisfaisante si notre pays se dotait, comme beaucoup d'autres, d'une procédure de référendum d'initiative minoritaire, qui permettrait de trancher les vrais débats et d'établir l'inanité des autres.

Source : Le Point | Auteur : Guy Carcassonne

Des OGM fauchés en pleine nuit

Sur les OGM 27/07/2004

La seule parcelle contenant des plants de maïs OGM dans le Tarn a été détruite la semaine dernière par un collectif inconnu. L'action a été revendiquée par un appel anonyme auprès du quotidien la Dépêche du Midi "au nom d'un collectif". La Confédération paysanne du Tarn a assuré tout ignorer de cette opération.

Source : La Dépêche du Midi | Auteur : Brian Mendibure

Demain, des OGM dans nos vins

Sur les OGM 27/07/2004

Viticulture. Le gouvernement lance une consultation publique sur ce sujet polémique. Avant de prendre une décision sur deux nouveaux programmes de recherches d’OGM pour 2004, dont un sur la viticulture, les ministères de l’Agriculture, de la Recherche et de l’Ecologie restent prudents. Ils lancent une procédure d’information de consultation du public. Les Français sont appelés à s’exprimer sur les OGM. Jusqu’au 10 août, ils peuvent adresser leurs doléances à l’adresse brab.sdrrcc.dgal@agriculture.gouv.fr . Cette mesure intervient quelques jours après l’arrachage des plants de maïs par José Bové et ses irréductibles, une opération qui n’a fait que raviver un sujet déjà brûlant.

Source : La Dépêche du midi | Auteur : C.A.

La molécule active du Régent retrouvée dans du lait de vache

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/07/2004

Philippe de Villiers s’apprête à porter plainte contre le ministre de l’agriculture dans l’affaire du Régent TS, accusé par les apiculteurs de causer la mort des abeilles. Des analyses effectuées par Marie- Florence Grenier- Loustalo, directrice du service central du CNRS de Lyon, révèlent des traces de Fipronil, la molécule active de l’insecticide Régent TS, dans un échantillon de lait d’un élevage de Vendée. « Le lait analysé provient de vaches dont l’éleveur a certifié qu’elles sont nourries à l’ensilage de maïs traité au Régent. Cette analyse avait pour but de déterminer si le Fipronil remonte ou non dans la plante. Preuve en est faite que non seulement il remonte bien mais qu’il peut même passer dans la chaîne alimentaire ». Philippe de Villiers a déclaré « Hervé Gaymard m’a traité de menteur lorsque j’affirmais que ce neurotoxique puissant pouvait monter dans la graine de la fleur de tournesol ou du maïs… Je le soupçonne de complaisance à l’égard des firmes agrochimiques et je souhaite qu’il se mette à la disposition de la justice ».

Source : Le Figaro | Auteur : Muriel Frat

Il faut aussi évaluer les bénéfices des OGM

Sur les OGM 26/07/2004

Rien dans les conclusions du rapport de l'Afssa ne permet de faire pencher la balance en faveur des pro-OGM ou de leurs adversaires. En effet, si les risques sanitaires de ces OGM restent une spéculation, leurs bénéfices - théoriquement plus probables - semblent quantitativement ténus, voire difficile à mesurer en l'état des connaissances - Entretien avec M. Schwartz, ancien directeur de l'Institut Pasteur, président du comité d'experts "Biotechnologie" de l'Afssa :"En évaluant les bénéfices, l'Afssa lance une approche nouvelle. Elle s'inspire du domaine des médicaments où l'on établit toujours un bilan des bénéfices et des risques d'un produit avant sa commercialisation. Ce type d'évaluation est totalement absent des procédures préludant à la commercialisation d'un aliment transgénique. Il serait pourtant intéressant de leur appliquer cette approche. Les plantes transgéniques actuellement commercialisées ont été conçues pour apporter un bénéfice économique au cultivateur et à l'industriel qui vend les semences et les phytopharmaceutiques. Mais le consommateur exige aussi qu'on lui démontre le bénéfice de ces aliments qui lui semblent a priori "à risque" car ils sont issus d'une innovation technologique. Globalement, les OGM que nous avons étudiés présentent des bénéfices potentiels théoriques mais ceux-ci ne sont pas entièrement démontrés, voire pas démontrés du tout. Il est donc important de faire plus de recherches".

Source : Libération | Auteur : Corinne Bensimon

Les essais d'OGM régressent en Europe

Sur les OGM 26/07/2004

En Europe, les essais sont passés de 264 en 1997 à 82 en 2003. Une telle évolution est la conséquence de la polémique sur les OGM qui se développe dans tous les pays européens depuis une dizaine d'années. Les raisons de cette frilosité des industriels sont plus complexes que les seules destructions menées par les anti OGM en Europe. "Tout est lié" explique A. Farelly d'Europabio. "Évidemment, il y a un manque de confiance des consommateurs envers les OGM, ce qui réduit les perspectives sur le marché pour les entreprises". Le moratoire instauré, sous l'effet de l'opinion publique, en 1999 a également contribué à ralentir les stratégies de recherche et développement des industries des plantes transgéniques. Mais la difficulté d'expérimenter s'explique surtout par le coût économique engendré par les destructions de champs de maïs OGM. "Un essai sur plusieurs parcelles coûte environ 15.000 euros" explique M.Blache de Monsanto. Face à cette chute des essais OGM en plein champ, la satisfaction est de mise du côté des opposants. L'avenir des essais OGM en plein champ n'est pourtant pas totalement compromis en Europe. Outre le fait que la majorité des scientifiques estiment que ces recherches pourraient être à terme bénéfiques, les entreprises persistent à penser qu'il existe encore pour l'avenir, un marché européen pour les plantes transgéniques.

Source : Le Figaro | Auteur : Serge Hervieu

La société Pioneer porte plainte

Sur les OGM 26/07/2004

La société Pioneer, dont un champ de maïs a été arraché par un « collectif de faucheurs d’OGM, à Menville, a porté plainte pour les dégradations subies. Cette affaire devrait, en toute logique, entrer de plain-pied dans la chronique judiciaire. Au regard des propos déterminés tenus par Dominique Perben, il est raisonnable de penser que les personnes identifiées seront mises en examen. C’est visiblement, ce que cherchaient José Bové et les militants Verts qui ont explicitement fait part de leur envie d’en découdre : « Faute de débat public, nous utiliserons les prétoires comme tribune », ont-ils fait valoir.

Source : Le Figaro | Auteur : Philippe Motta

Les « guignols de la faux »

Sur les OGM 26/07/2004

Parviendra-t-on un jour à débattre sérieusement de la dangerosité ou de l'utilité des OGM ? Plus le temps passe plus on en doute. Et ce n'est pas l'action dimanche d'un millier de manifestants, unis sous la bannière des faucheurs volontaires, qui fera avancer un débat qui aurait du avoir lieu il y a bien longtemps. La vérité est que dans l'immédiat personne ne peut affirmer péremptoirement que les OGM sont dangereux pour la santé ou l'environnement, même si on peut légitimement nourrir quelques doutes. Encore faudrait-il qu'il y ait eu des expérimentation et des études suffisamment longues et approfondies pour répondre à toutes les questions. S'il y a un risque, personne n'est encore en mesure de l'identifier selon les experts de l'Afssa. En revanche, ils considèrent que les OGM peuvent avoir un impact positif. Quant au procès fait aux multinationales soupçonnées à juste titre de vouloir mettre la main sur le marché des semences, c'est un autre élément du débat et non le moindre. Jusqu'ici, on a surtout entendu le réquisitoire de militants usant de tous les relais médiatiques pour semer le trouble dans une opinion qui dans sa grande majorité a une connaissance plus que limitée du dossier OGM. Ce n'est pas en laissant une minorité asséner ses certitudes que le bon sens triomphera. Ce n'est pas en annihilant les expérimentations que la connaissance avancera. De toute façon, c'est le consommateur qui aura le dernier mot. Faut il encore qu'il ne soit pas désinformé. Voir des spécialistes de l'agitation du style Bové et Mamère brandir des pieds de maïs relève plus du terrorisme intellectuel et du fonds de commerce politique que de la désobéissance civile.

Source : Est Éclair | Auteur : Alain Cadet

"OGM : nouveau bras de fer

Sur les OGM 25/07/2004

Les partisans de l’arrêt des cultures de plantes transgéniques gagnent du terrain. Contre l’intérêt de la France. Actuellement, on compte sur le sol français 48 essais d’OGM, qui portent essentiellement sur des variétés de maïs. Tous ont été autorisés par le ministère de l’Agriculture, après avis favorable de la Commission du génie biomoléculaire, instance où siègent des experts, mais aussi des représentants des consommateurs et des associations écologistes. Les décisions sont prises en toute transparence : le public est même consulté par le biais d’Internet www.ogm.gouv.fr. Dans ces conditions, empêcher les chercheurs de poursuivre leurs travaux est un acte éminemment antidémocratique. Les essais en plein champ sont indispensables pour évaluer d’éventuels risques, sur l’environnement, des cultures transgéniques. Les recherches menées en milieu confiné, dans des serres, ne suffisent pas. La France ne peut se priver des possibilités offertes par les techniques de la transgenèse. Elle doit apprendre à les maîtriser en plein air. Sinon elle sera, dans les années à venir distancée par les autres grandes puissances agricoles.

Source : L’Express | Auteur : Jean-Marc Biais

Des fruits et légumes de plus en plus contaminés

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/07/2004

Après avoir analysé 46 000 échantillons, la Commission européenne a rendu son rapport annuel. « Toutes les analyses sont faites sur des produits bruts, peau comprise, analyse Sophie Galloti, coordinatrice scientifique à l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments. S’il s’agit de pesticides de surface, en les lavant soigneusement ou en en les épluchant, on élimine les ¾ du produit chimique ». Les experts français se sont penchés sur 3721 échantillons. Et plus particulièrement sur le céleri, les épinards, les haricots, les laitues, les plantes aromatiques, les fraises, les pêches ou les oranges. A la recherche de plus de 200 pesticides. Ils en ont retrouvé 99. « Le but est de détecter les aliments susceptibles de retenir ces produits et de contrôler s’ils sont contaminés ou non », continue Sophie Galloti. Si les techniques de détection se sont affinées depuis quelques années, il semble que le milieu agricole a toujours la main lourde. En Europe, entre 1996 et 2002, le pourcentage de fruits, légumes et céréales atteignant ou dépassant les teneurs en pesticides autorisées, a augmenté (passant de 3 à 5,5%). Le nombre de molécules toxiques retrouvées dans leur composition aussi. Effets sur la santé humaine ? Mal connus à faibles doses sur le long terme. Mais Hervé Gaymard a promis la création d’une Agence de la santé des végétaux… patronnée par le ministère de l’Agriculture, ce qui ravit le monde agricole.

Source : Libération | Auteur : Julie Lasterade

Pesticides : « Situation stable », pour l’UIPP

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/07/2004

La situation française est « stable » par rapport à 2001, a estimé l’UIPP, après publication du rapport de la Commission européenne relatif aux résidus des pesticides dans les produits d’origine. Plus de la moitié des fruits, légumes et céréales consommés en France en 2002 contenaient des résidus de pesticides, relève l’étude annuelle qui concerne 18 pays d’Europe. Les dépassements des limites maximales de résidus (LMR) « ne présentent pas de risque pour la santé publique compte tenu des nombreux facteurs de sécurité pris en compte lors de l’établissement des LMR, souligne l’UIPP.

Source : Ouest France
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