Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
507 captages d’eau menacés parla pollution vont être mieux protégés
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/06/2009Cinq cent sept captages d'eau particulièrement pollués par les nitrates ou les pesticides vont faire l'objet de mesures de protection renforcée, ont annoncé mardi les ministères de l'Ecologie, de la Santé et de l'Agriculture dans un communiqué commun. Ces captages, répartis sur toute la France qui en compte au total 11.000, ont été sélectionnés en fonction des niveaux de pollution, de leur caractère stratégique par rapport à la population desservie et de la volonté de reconquérir certains captages abandonnés. L'établissement de cette liste correspond à un engagement du Grenelle de l'environnement visant à renforcer la protection de l'aire d'alimentation des captages d'eau les plus menacés par les pollutions diffuses d'ici 2012. Des programmes d'action vont être mis en oeuvre concernant les 507 captages identifiés, précise le communiqué.
Source : AFPGénétiquement pro-OGM
Sur les OGM 30/06/2009L’EFSA a rendu, depuis 2002, 42 avis sur les OGM. Tous positifs. Ecologistes et gouvernements demandent une réforme de son fonctionnement. Pour les écologistes, la cause est entendue. En chœur, Greenpeace, les Amis de la Terre et le réseau d’associations FNE, dénoncent « l’Incapacité scandaleuse » de l’EFSA, à leurs yeux jouet du lobby industriel. L’autorité européenne se défend. Tous les avis fait-elle valoir, ont été émis « après beaucoup de discussions ». Ils sont fondés sur les dossiers fournis par les industriels – l’EFSA n’a pas de moyens de recherche propres – « ils prennent aussi en compte l’ensemble des articles scientifiques disponibles ». Les Amis de la Terre ont contesté la neutralité de plusieurs membres du panel OGM, pour leurs liens, directs ou indirects, avec des entreprises de biotechnologies. A commencer par son président, Harry Kulper, coordonnateur de 2000 à 2003, d’un programme de recherche européen auquel participaient Monsanto, Bayer Cropscience et Syngenta. « Il s’agissait d’un programme communautaire public, répond la directrice de l’EFSA, Catherine Geslain-Laméelle. Du reste, s’il fallait disqualifier définitivement tous ceux qui ont travaillé avec l’industrie, on ne trouverait personne. Un bon expert n’ayant jamais collaboré avec le privé, c’est même suspect. »
Source : Le Monde | Auteur : Pierre Le HirJean Charles Bocquet – Directeur Général UIPP
Ils l'ont dit 30/06/2009« Nous avons vécu, pour certains produits, des pénuries. A L’avenir, la pénurie sera plus fréquente. Avec les variations climatiques ressenties à l’échelle mondiale, il faudra une forte réactivité pour répondre à la pression. Or dans le monde du vivant, c’est difficile de prévoir ces variables ».
Source : Fld HebdoDenis Tardit - Président de l’UIPP
Ils l'ont dit 30/06/2009« On parle beaucoup des risques mais peu de l’utilité de nos produits. Or, on reste convaincu qu’il y aura un débat portant sur la technologie, le secteur agroalimentaire et la compétitivité de ce secteur en France, car les rendements commencent à stagner. Un jour, par un effet de ciseau entre la France, les Etats-Unis et l’Amérique Latine, clairement, un problème de compétitivité se posera ».
Source : Fld HebdoSylvie Bruel – géographe – professeur à Paris IV - Sorbonne
Ils l'ont dit 30/06/2009« L’essentiel n’est pas le type de culture, mais la garantie d’un revenu au paysan… Limiter les Africains aux cultures vivrières, par exemple, revient à considérer que leur seul objectif est d’assurer leurs besoins physiologiques, alors qu’ils demandent des transport, de la technologie, des soins… Si les pays riches peuvent se permettre des tentations passéistes, en s’offrant le luxe de cultiver bio ou de réduire l’utilisation des pesticides, ils ne sont pas, eux, obligés de produire plus pour des raisons démographiques. En outre, si, chez nous, le réchauffement climatique devrait permettre de meilleures récoltes et de libérer des terres, l’impact sera, aux plus basses latitudes, négatif, plus brutal et plus rapide aussi. Ces pays doivent donc être plus pragmatiques. Mais c’est notre discours que l’on écoute, pas le leur. »
Source : Le Monde EconomieDr Jean Marie Bourre – membre de l’Académie de médecine
Ils l'ont dit 29/06/2009
«Ce qu’il faut manger, vrais et faux dangers. C’est-à-dire en contrepoint, dénoncer nombre d’authentiques dangers en s’adossant sur le principe de précaution. Où se situe le problème ? Tout d’abord, le constat doit être fait que la terreur alimentaire se vend très bien, qu’elle occupe le devant de la scène. Alors que nous devrions demander à nos aliments de respecter les trois « s » : Etre sûrs, sains et savoureux. L’obsession du sûr conduit à sacrifier le savoureux, et souvent même le sain. Or manger constitue l’une des activités humaines parmi les plus sûres, les accidents sont exceptionnels : (mille intoxications pour cent milliards de repas, pris chaque année), mais il en est fait grand étalage !
L’idéologie et le penser- manger correct sont redoutables dans bien des domaines. A commencer par le bio. Très intéressant sans doute pour l’environnement. Il est d’intérêt minuscule en alimentation humaine. Premier vice en bio, il y a devoir de moyens et non de résultats. Or, faire un poisson bio dans la Baltique relève de l’absurdité, sauf à filtrer une mer polluée pour quatre siècles…
Dr Jean Marie Bourre – membre de l’Académie de médecine – auteur de nombreux ouvrages sur l’alimentation. Il s’insurge contre le principe de précaution qui démultiplie des interdits inutiles
Des élus réclament une surveillance continue de l’insecticide chlordécone
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 27/06/2009Un ALIEN chimique. Ce sont les mots choisis par le Député Jean-Yves Le Déaut et la Sénateur Catherine Procaccia, pour évoquer la chlordécone. Abondamment utilisé dans les bananeraies des Antilles jusqu’en 1993, cet insecticide est aujourd’hui interdit. Toxique pour l’homme, mais à haute dose (à partir d’un milligramme par litre de sang), et très rémanente (dans certains sols, il faudra plus de sept siècles pour qu’elle disparaisse), la chlordécone ne fait l’objet d’un suivi par l’Etat que depuis 2008 et pour deux ans, en Martinique et en Guadeloupe. Il faudra cependant aller plus loin, préviennent les deux élus qui viennent de présenter leur rapport intitulé « Les pesticides aux Antilles, bilan et perspective d’évolution », effectué au nom de l’Opecst (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques). « Le pire serait de baisser la garde. La chlordécone, c’est comme l’amiante, cela va demander de la surveillance en continu », assure Jean Yves Le Déaut. « Il faut savoir que 20% des terres agricoles aux Antilles sont contaminées » rappelle de son côté Catherine Procaccia. Les premiers résultats des études épidémiologiques, notamment sur les risques de cancer de la prostate, sont attendus dans les semaines qui viennent. De quoi « évaluer la réalité de la polémique lancée par le Dr Belpomme, qui affirme que le taux de croissance du cancer de la prostate augmente plus vite en Martinique qu’en Métropole », soulignent encore les parlementaires, qui regrettent que le médecin n’ait pas daigné se rendre aux auditions qu’ils avaient demandées.
Source : Le Figaro | Auteur : Marielle CourtDes associations contestent certaines autorisations du Round Up
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/06/2009Le MDRGF et l’agriculteur Jacques Maret, administrateur du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CriiGen) ont demandé au ministère de l’agriculture, l’abrogation des autorisation de mise sur le marché de trois formulations de l’herbicide Round Up, employées par les agriculteurs et les jardiniers amateurs. Selon eux, toutes les études requises parla réglementation n’ont pas été fournies à l’administration par le fabricant, Monsanto. En l’absence de réponse d’ici deux mois, les demandes seront portées devant le Conseil d’Etat.
Source : Le Monde | Auteur : Gaëlle DupontLes protecteurs des abeilles en croisade anti-Cruiser
Sur les abeilles 25/06/2009L’espace d’un instant, elles ont cru que le gouvernement allait accéder à leur demande. Mais les associations de défense de l’environnement ont vite déchanté lorsque Michel Barnier, encore ministre de l‘Agriculture,a annoncé que le Cruiser pourrait éventuellement être autorisé à l’automne prochain. De 150 000 ha, la surface traitée est passée à 400 000 ha. Inadmissible pour FNE qui relance l’interdiction du produit au nom du principe de précaution. « Nous sommes conscients que la mortalité des abeilles est multifactorielle », explique Claudine Joly, chargée du dossier pour la fédération. La malnutrition des abeilles due au déclin de la biodiversité est elle aussi en cause. Le varroa, acarien parasite, constitue par ailleurs un ennemi de taille pour les ruches. Justement. « Rajouter des insecticides là-dessus est meurtrier poursuit Claudine Joly. On ne donne pas de l’arsenic à un malade, même à petite dose… ».
Source : L’Humanité | Auteur : M-N B.La conversion des paysans touche même ceux des grandes cultures
Sur l'agriculture biologique 25/06/2009Tous les indicateurs sont au … vert. « En dépit de la crise, la consommation de produits issus de l’agriculture biologique tient bon et progresse de 10% par an », constate Henri Thépaut, président de la FNAB. « Désormais l’offre de produits bio occupe une place importante dans les rayons de la grande distribution ; les consommateurs réguliers ne sont plus les militants de la première heure » poursuit-il. Ainsi le chiffre d’affaires 2008 de ces produits a été estimé à 2,6 milliards d’euros, en progression de 25% par rapport à 2007. Dans les grandes moyennes surfaces, les ventes ont explosé, avec un bond de 39% en 2008. Tous circuits confondus, les surfaces de vente bio ont crû de 36% l’an passé, pour atteindre un total de 280 000 m². Cet engouement sociétal, qui se traduit également par l’élaboration de plus en plus fréquente de menus bio en restauration collective et dans les cantines n’est –il qu’un feu de paille ? Ou bien, au contraire, les dogmes de l’agriculture bio ont-ils vocation à devenir l’alpha et l’oméga de l’agriculture française ? « Le bio n’a pas vocation à nourrir la planète, reconnaît-on au ministère de l’Agriculture. Toutefois, les pouvoirs publics ont adopté depuis 2007 un dispositif de soutien particulièrement volontariste, qui vise à tripler la surface agricole utile dédiée au bio…. Les effets sont là : il y aurait aujourd’hui 63 000 ha en conversion, soit 5 fois plus qu’en 2007. La conversion des paysans touche même ceux des grandes cultures.
Source : La Tribune | Auteur : Jérôme ChasnierLes Français peuvent « maintenir leur confiance » à l’eau du robinet (DGS)
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 24/06/2009La Direction générale de la santé (DGS) a tenu à rappeler mercredi que les Français peuvent "maintenir leur confiance" à l'eau du robinet, qui subit des contrôles "exigeants et réguliers". La DGS intervient après qu'un texte à l'initiative de David Servan-Schreiber et signé par des oncologues, des épidémiologistes et le WWF, a suggéré aux personnes fragilisées par le cancer de boire de l'eau en bouteille ou filtrée dans les zones polluées, pour ne pas risquer d'être exposé à des taux trop élevés de nitrates ou de pesticides. Dans un communiqué, la DGS souligne que, outre les contrôles réalisés par l'exploitant,"l'eau délivrée au robinet est très contrôlée, à tous les stades de la production" --captages, stations de traitement et réseaux de distribution de l'eau potable-- par les directions départementales des affaires sanitaires et sociales. Quand les limites de qualité, basées sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé, sont dépassées, les autorités sanitaires locales diffusent des consignes de consommation, rendues publiques notamment dans les mairies, rappelle-t-elle. S'agissant des pesticides, la limite de qualité retenue est "inférieure à une valeur à partir de laquelle un risque sanitaire existe", note encore la DGS. En l'absence de consignes de la part des autorités sanitaires locales, "le consommateur peut avoir toute confiance dans la qualité de l'eau distribuée à son robinet", selon la Direction de la santé. Le ministère de la santé a mis en place un portail, www.eaupotable.sante.gouv.fr, qui devrait permettre d'accéder directement aux derniers résultats d'analyses d'eau potable dans la région de son choix.
Source : AFPVente des pesticides en hausse en 2008, selon les professionnels (UIPP)
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/06/2009Le marché français des produits phytopharmaceutiques (pesticides) est en hausse en 2008, selon les chiffres rendus publics mardi par l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP). Pour 2009, les professionnels s'attendent, sauf aléas climatiques, à une baisse des utilisations et à une stabilité du chiffre d'affaires, a indiqué Jean-Charles Bocquet, directeur général de l'UIPP lors d'un point presse. En 2008, le chiffre d'affaires est en augmentation de 14% à 2 milliards d'euros, retrouvant le niveau de 2001. En volume, la hausse est de 2% à 78,6 millions de tonnes, a précisé M. Bocquet. En raison du mildiou qui touche souvent la vigne, les viticulteurs restent les plus gros utilisateurs de pesticides avec 15% des utilisations des phytosanitaires pour 3% des surfaces cultivées. L'UIPP a réaffirmé ses "réserves sur les mesures arbitraires" décidées lors du Grenelle de l'environnement. Aux termes du plan Ecophyto 2018 décidé par le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, le secteur agricole doit réduire "si possible" de 50% dans les 10 ans l'utilisation de pesticides. La France est le premier utilisateur de pesticides en Europe et le quatrième au niveau mondial après le Brésil, les Etats-Unis et le Japon. Les quantités vendues en France ont atteint des sommets dans les années 1990 avant de s'orienter à la baisse.
Source : AFPDes chercheurs identifient un lien biologique entre pesticides et lymphome
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/06/2009Les agriculteurs exposés aux pesticides présentent des anomalies chromosomiques pouvant favoriser le développement d'un lymphome ou cancer du système immunitaire, selon une étude réalisée par l'équipe "Instabilité génomique et hémopathies humaines" du Centre d'immunologie de Marseille-Luminy, qui dépend de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), en collaboration avec une équipe d'épidémiologistes du Groupe régional d'études sur le cancer de Caen (nord-ouest). Cette découverte d'un premier "marqueur biologique" du lymphome pourrait permettre de mieux dépister ce cancer, de suivre les populations considérées comme "à risque" et de mettre en oeuvre, le cas échéant, des traitements plus précoces, selon un résumé de l'étude publiée dans la revue spécialisée "The Journal of Experimental Medicine". L'exposition aux pesticides en milieu agricole, ainsi qu'aux dioxines et aux solvants organiques, est considérée comme un facteur de risque accru de lymphomes, mais il manquait jusqu'à présent la "preuve biologique" d'un lien de cause à effet. Dans le cas du lymphome, le processus de cancérisation débute par un échange de matériel génétique, ou translocation, entre les chromosomes 14 et 18. Sauf exceptions, c'est la signature clinique de ce cancer. Or, en suivant sur une période moyenne de dix ans une population de 128 agriculteurs exposés aux pesticides, les chercheurs marseillais ont trouvé qu'ils présentaient dans le sang une fréquence de cellules transloquées pouvant être jusqu'à 1.000 fois supérieure à la normale. Et l'analyse moléculaire de ces cellules suggère que certaines pourraient constituer de réels précurseurs tumoraux et une première étape vers la cancérisation. "Nos résultats apportent une vision nouvelle des étapes de progression vers le lymphome tout en mettant l'accent sur le rôle majeur de l'exposition agricole aux pesticides dans les étapes de progression", affirment les chercheurs marseillais Sandrine Roulland et Bertrand Nadel.
Source : AFP« Malades du cancer, ne buvez pas l’eau du robinet »
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/06/2009Le médecin David Servan-Schreiber lance aujourd’hui, associé au WWF, une campagne pour alerter sur la nocivité de l‘eau du robinet. « Les pesticides contribuent au changement de sexe des poissons dans les rivières. Ce sont des perturbateurs endocriniens qui peuvent conduire à une résistance aux traitements ou contribuer à la progression de la maladie… On estime aujourd’hui que la majorité de nos rivières et la moitié de nos nappes phréatiques sont contaminées par des pesticides. Il ne faut pas négliger non plus la présence dans les cours d’eau et les nappes phréatiques de plus en plus de résidus de médicaments anticancéreux, d’antibiotiques, d’hormones contraceptives ou d’antidépresseurs qui se retrouvent dans le réseau d’eau potable. Même si les doses au robinet sont extrêmement faibles, ce mélange de substances pourrait être néfaste aux personnes fragiles, affectées d’un cancer.
Source : Aujourd’hui | Auteur : Frédéric MouchonCoups de cœur
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/06/2009Armés de caméras et de microscopes, Claude et Lydia Bourguignon auscultent les sols, sondent l’activité microbiologique et dressent des diagnostics. Leur objectif ? Permettre aux agriculteurs de mieux connaître le capital de leur sol et surtout les aider à l’améliorer. « Alors qu’il y a 50 ans, il y avait 1 tonne de vers de terre à l’hectare, il n’y en a plus que 100 à 200 kg. Aujourd’hui, 90% de l’activité microbiologique des sols a été détruite », se désole Claude Bourguignon. Telle est la rançon de l’agriculture intensive qui néglige le rôle du sol et se contente de mettre les plantes sous perfusion d’engrais et de pesticides… Tous deux ont quitté l’Inra pour créer leur propre laboratoire : le Laboratoire d’analyse microbiologique des sols (Lams) qu’ils installent à Marey-sur-Tille au nord de Dijon. Avec plus de 5000 analyses à leur actif, ils sont désormais considérés comme des spécialistes des sols. « Cela fait 20 ans que l’on prêche dans le désert et que l’on dit que le sol est à l’agonie », rappelle Lydia Bourguignon. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée.
Source : Marianne | Auteur : Anne-sophie Michat