Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Pesticide : Non lieu requis pour le Régent
Sur les abeilles 29/06/2008Alors que depuis plusieurs années, la responsabilité des pesticides est mise en avant dans la mort des abeilles en France, le procureur de Saint-Gaudens vient de mettre hors de cause les entreprises qui commercialisent le Régent, le produit jusque-là pointé du doigt. Son réquisitoire est le résultat d'enquêtes poussées, assises sur des constatations scientifiques. L'Afssa atteste de " l'innocuité pour l'homme, sauf en cas d'ingestion massive ". Spécialiste incontesté, Jean Paul Faucon, apiculteur qui avait souligné la forte toxicité du Régent en début d'instruction, admet ensuite que les surmortalités dans les ruchers ne dataient pas des premières campagnes de traitement au Régent. Des affaiblissements dans les colonies avaient été constatés dès 1987. " Les résultats de l'enquête mettant en cause des maladies n'avaient à l'époque pas plu car le monde apicole préférait que soit invoquée la piste de l'intoxication ", déclare Jean Paul Faucon. Aujourd'hui, certains experts semblent privilégier la piste de maladies liées à des parasites destructeurs plutôt qu'à des produits chimiques. " Ce réquisitoire est le résultat d'enquêtes poussées, assises sur des constations scientifiques, indique sans triomphalisme Me Olivier Baratelli, avocat de Bayer CropScience et son PDG. Les causes de mortalité des abeilles ne sont pas liées au Régent. Il était plus efficace de mettre en cause une grande firme pour obtenir en toute mauvaise foi une indemnisation. " Non-lieux confirmés ou renvoi en correctionnelle ? La Juge d'instruction doit trancher. Quant au Régent, autorisé en Europe, il reste interdit en France.
Source : Aujourd'hui | Auteur : Geoffroy TomasovitchL'INRA propose un compromis entre pratiques agricoles intensives et production biologique
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 27/06/2008Lancée en 1998, le projet de recherche, dont les résultats ont été rendus publics le 26 juin, visait à comparer et évaluer quatre systèmes de culture, testés sur huit hectares. Il s'agit du système intensif classique, qui vise de hauts rendements, utilise des variétés productives, des quantités importantes d'engrais et de pesticides ; du système biologique, qui interdit l'emploi de produits chimiques ; du système baptisé " intégré " par l'INRA, qui conserve les intrants engrais, pesticides) mais en cherchant à les limiter au maximum ; et du système " sous couvert végétal " (SCV), basé sur la suppression du labour et le maintien d'une plante de couverture du sol en permanence... En production biologique, les rendements chutent de 50% en moyenne et sont variables. Le colza a été totalement détruit par les insectes ravageurs. Le SCV a donné des résultats " décevants ". Le temps de travail et la consommation d'énergie diminuent fortement, mais les rendements baissent de 25% en moyenne et sont très aléatoire. En revanche, l'impact sur l'environnement est bénéfique, car cette technique est la seule à accroître la quantité de matière organique et préserver la structure des sols. Le système " intégré ", basé sur des techniques de prévention des maladies (semis tardifs et moins denses, mélange de variétés), est celui qui présente le meilleur équilibre. Les rendements baissent de 10% mais la diminution des intrants permet une baisse des charges qui préserve la marge des agriculteurs. L'impact sur l'environnement est modéré. La consommation d'énergie est réduite de 30%. Ces résultats ne valent que si le cours des céréales reste moyen. Plus il est élevé, plus le système intensif est favorisé. " Si le quintal de blé n'est pas vendu cher, le traitement qui vous permet de gagner trois quintaux n'est pas intéressant. Un prix d'achat élevé le rendra rentable. Aujourd'hui, les prix des matières premières alimentaires incitent à intensifier la production. "
Source : Le Monde | Auteur : Gaëlle DupontAprès un printemps pourri, les pesticides sont de sorti
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 24/06/2008Comme en 2007, les parasites ont connu un printemps… idéal. Grâce à une pluie record et à des températures élevées, ils ont bénéficié de conditions météo favorables pour se propager sur les cultures. Au grand dam des maraîchers, qui tirent la sonnette d'alarme. Inquiet des maladies fongiques qui s'attaquent à leurs champs, un collectif de maraîchers et d'arboriculteurs, baptisé Sauvons les fruits et légumes, affirme que les producteurs seront contraints d'utiliser " davantage " de pesticides cette année. Selon ce collectif, la propagation des champignons a déjà commencé à toucher tomates, melons, mâches,radis, laitues, vignes, pommiers, poiriers, pruniers… " Pour produire des fruits qui plaisent aux consommateurs et plus résistants, nous sommes dépourvus de solutions alternatives " confie Daniel Sauvaitre, producteur de pommes en Charente. " Si les tendances réglementaires sont confirmées, 80% des produits de protection des plantes pourraient être interdits d'ici à 2012, déplore le collectif. En l'absence de solution immédiate, certaines productions vont s'arrêter, victimes des attaques du mildiou et d'autres ennemis des cultures ".
Source : Aujourd'hui | Auteur : Frédéric MouchonJean Charles Bocquet - Directeur Général de l'UIPP
Ils l'ont dit 24/06/2008" Les Etats membres n'ont pas réalisé d'études d'impact de ces dispositions. La présidence slovène propose une révision du règlement dans 5 ans. Mais alors, de nombreux fongicides ne seront plus disponibles pour les céréaliers (triazole) et les producteurs de pommes de terre (dithiocarbamate. "
Source : A propos de la proposition UE du 23 juin de l'encadrement des pesticides | Auteur : Jean Charles Bocquet - Directeur Général de l'UIPPFrançois Veillerette - Président du MDRGF
Ils l'ont dit 24/06/2008"Il y a une avancée concernant la liste noire des substances CMR interdites mais un bémol lié aux exemptions. Nous comptons beaucoup sur le Parlement européen, lors de la seconde lecture, pour rétablir la situation et renforcer les textes en vue d'une plus grande protection des citoyens européens et de leur environnement. "
Source : A propos de la proposition UE du 23 juin de l'encadrement des pesticides | Auteur : François Veillerette - Président du MDRGFAu Burkina Faso, la culture de coton génétiquement modifié suscite la polémique
Sur les OGM 24/06/2008Casimir Zoungrana est l'un des vice-présidents de l'Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) et cultivateur de coton à l'affût de toutes les innovations. Sur ses quelques hectares de terre, il cultivera dès que possible à la fois du coton biologique et du coton transgénique. Il ne voit là aucune contradiction. Le coton bio et équitable, c'est la garantie d'un prix de vente beaucoup plus élevé que la normale. Le coton OGM, c'est l'espoir d'augmenter les rendements et les marges, de sortir la tête de l'eau après plusieurs années de chute des cours mondiaux. Les performances des variétés OGM en conditions réelles, menées par le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développent) en Afrique du Sud ont montré une grande variabilité des résultas selon les années et les producteurs. Arthanase Yara, chef du service agronomie de l'UNPCB écarte ces doutes : " Les paysans savent tenir un compte d'exploitation, si les OGM ne leur rapportent rien, ils arrêteront ". Pour lui, la production bio ne sauvera pas tous les producteurs du pays. " C'est très difficile, cela demande beaucoup de main d'œuvre et d'engrais organique issu de l'élevage, explique M. Yara. C'est le principal facteur limitant. " Et le coton biologique reste, pour l'instant, un marché de niche.
Source : Le Monde | Auteur : Gaëlle Dupont"De nouveaux produits anti moustiques"
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/06/2008"Je recherche, en collaboration avec l'OMS et l'Afsset, de nouvelles molécules insecticides qui soient plus efficaces et plus respectueuses de l'environnement. Malheureusement, il faut bien avouer que tous les substituts insecticides disponibles pour la santé publique proviennent du domaine agricole. Et pour cause : la synthèse de molécules spécifiquement destinées à la lutte contre des insectes vecteurs de maladies n'a pas un soutien suffisant des pouvoirs publics et n'intéresse pas les compagnies agrochimiques, faute de retombées financières suffisantes. Le problème devient pourtant d'autant plus aigu que la gamme d'insecticides disponibles devient plus étroite, les réglementations européennes plus sévères, et les moustiques plus résistants aux insecticides conventionnels ". Propos déclarés par Vincent Corbel, entomologistes à l'Intitut de recherche pour le développement.
Source : Libération | Auteur : Corinne BensimonL'UE veut interdire les pesticides les plus dangereux pour l'homme
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 22/06/2008Les ministres européens de l'Agriculture ont proposé lundi d'encadrer plus strictement l'utilisation des pesticides dans l'Union européenne (UE), en interdisant les substances cancérigènes ou les plus nocives pour l'être humain, avec toutefois des dérogations. Il est prévu que toutes les substances cancérigènes, celles qui perturbent le système endocrinien, à savoir les organes secrétant des hormones, ou le système de reproduction humain, soient interdites d'emploi dans la fabrication des produits concernés. Le projet de réglementation encourage la recherche pour le développement de méthodes inoffensives. Toutefois, pour tenir compte des réserves de plusieurs pays comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne, et de nombreux industriels de la chimie qui jugeaient les règles trop strictes, des "dérogation exceptionnelles" sont prévues. Les pays ou exploitants qui pourront prouver qu'ils ne peuvent trouver sur le marché de produits phytosanitaires inoffensifs pour traiter une maladie précise, notamment pour les vergers, pourront continuer à utiliser les pesticides considérés comme nocifs. L'idée est d'éviter que des épidémies ne se développent dans certaines cultures. Ce nouveau système fera l'objet d'un réexamen dans cinq ans. Par ailleurs, le projet de loi prévoit de simplifier les règles d'homologation des pesticides dans l'UE. A l'avenir, il est prévu de créer seulement trois zones d'homologation dans l'UE: une pour le sud de l'Europe, une pour le centre et une pour le nord. Ainsi, par exemple, un produit homologué en Espagne le serait aussi automatiquement au Portugal. Outre la simplification administrative, l'objectif est de casser certains monopoles industriels nationaux qui s'étaient constitués dans les produits phytosanitaires à la faveur du cloisonnement des procédures d'autorisation.
Source : AFPOGM, la loi validée à 99%
Sur les OGM 19/06/2008C'est l'épilogue d'une saga législative : le Conseil constitutionnel a validé hier l'essentiel du projet de loi sur les OGM voté fin mai. Les sages ont écarté la plupart des recours déposés par les parlementaires de gauche, sur le fond comme sur la procédure et ont seulement censuré deux alinéas au motif que la liste d'informations à rendre publique en cas de culture d'OGM devrait être inscrite dans la loi et non prise par décret. Le Conseil a laissé à l'Etat jusqu'au 1er janvier pour revoir sa copie. Conséquence importante : pour la première fois, le Conseil a pu affirmer que toutes les dispositions de la Charte de l'environnement avaient une vraie valeur constitutionnelle. Une précision qui planera sans doute au-dessus des débats sur les futures lois du Grenelle.
Source : LibérationLes pays de l'OCDE n'arrivent pas à protéger leurs ressources en eau
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 17/06/2008Les pays occidentaux ont réduit leur consommation de pesticides 5% entre 1990-1992 et 2001-2003. Mais la moitié d'entre eux enregistrent des taux de pollution supérieurs à la normale. La France, avec son objectif récemment adopté dans le cadre du Grenelle de l'Environnement de réduire de 50% les quantités de pesticides dans un délai de dix ans, affiche aussi son volontarisme. La pollution de l 'eau par l'agriculture demeure néanmoins " importante ", affirme le rapport publié par l'OCDE le 17 juin. " Bien que dans l'ensemble l'utilisation de pesticides ait enregistré une tendance à la baisse, la contamination de l'eau se révèle généralisée et préoccupant ", ajoute le document. Les fréquences de traitements exprimées en nombre de doses homologuées, appliquées en moyenne par an et par ha labourable, ont même augmenté de 10%. Mais le suivi des éléments fertilisants et des pesticides dans les masses d'eau est bien développé, avec notamment la mise en place récente d'un indicateur de pression calculé annuellement à l'échelon national. Il pourrait être décliné au niveau des territoires. Le rapport souligne que les fermes ne disposant ni de compteur d'eau ni d'autorisation pour irriguer ne reçoivent plus de soutien de la PAC.
Source : Les Echos | Auteur : Julie ChauveauMoins de pesticides à l'avenir
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 13/06/2008Les paysans alsaciens redoutent les conséquences de la réduction annoncée de produits phytosanitaires. Réunis en session, leurs représentants à la chambre régionale d'agriculture ont fait part de leurs inquiétudes au directeur général de l'alimentation. Jean Marc Bournigal a déclaré " Nous allons nous débarrasser de deux tiers des molécules qui sont actuellement utilisées. Celles en l'occurrence qui ont démontré leur dangerosité pour l'environnement et surtout pour la santé des producteurs eux-mêmes. Les substances cancérigènes, mutagènes, toxiques pou la reproduction de catégorie 1 et 2 et les perturbateurs endocriniens doivent être retirés.Certains de ces produits seront remplacés par d'autres. Le système français d'homologation qui était défaillant vient d'ailleurs d'être renforcé. En revanche, les molécules qui arriveront sur le marché seront moins dangereuses, donc plus coûteuses et moins efficaces. Elles demanderont de la part des agriculteurs une technicité supplémentaire. Ce dispositif s'accompagnera d'un programme de recherche, de formation et de surveillance des bio agresseurs ainsi que de la mise en place d'une commission des usages mineurs. Il y va de la santé publique. La protection des personnes est un choix de société.
Source : Dernières Nouvelles d'AlsaceLes ruches de l'Est de la France se dépeuplent de façon inquiétante
Sur les abeilles 12/06/2008" La situation est préoccupante, certaines colonies ont totalement disparu, même dans les montagnes exemptes d'agriculture donc de pesticides ", constate Raymond Borneck, président du Syndicat apicole du Jura. Pour lui, le responsable est Nosema ceranae, un champignon pathogène détecté pour la première fois dans cette partie de la France en 2005. Il y a une quinzaine de jours, des échantillons ont été prélevés pou analyses dans des ruchers ayant subi des pertes. " Les premiers résultats montrent des quantités de spores de Nosema ceranae très élevées, de nature à entraîner la mort des abeilles ", confirme Marie-Pierre Chauzat de l'Afssa. " Il est difficile d'attribuer la disparition des ouvrières à la seule nosemose. Le symptôme peut être également dû au varroa… " Il n'y a donc peut être pas une mais plusieurs causes dont la synergie mène au dépeuplement massif et rapide des colonies d'abeilles. " Depuis des années, les instances nationales sont focalisées sur les pesticides et ignorent les problèmes sanitaires causés par les parasitoses. C'est grave ! ", S'insurge Raymond Borneck, dont la colère ne fait que souligner à quel point le milieu apicole est divisé… Une épidémie de nosemose en pleine saison de butinage serait une catastrophe économique d'autant que le Fumidil B, le seul antibiotique efficace, n'est pas autorisé à la vente en France.
Source : Le Monde | Auteur : Olivier RescanièreSanté : Chlordécone
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 11/06/2008La Direction générale de la santé a rendu publiques les grandes lignes d'un plan d'action destiné à réduire l'exposition de la population des Antilles à l'insecticide chlordécone, utilisé jusqu'en 1993 dans les bananeraies. Trente-trois millions d'euros seront investis sur trois ans notamment pour développer les cartographies, renforcer la surveillance et mieux connaître les effets sur la santé et l'environnement du chlordécone.
Source : Aujourd'huiLes champs de bataille
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/06/2008C'est une petite musique de chambre (d'agriculture) un rien mélancolique qu'on a pu entendre avec le président Michel de Lapeyrière en guise de premier violon. Tant il est vrai que les nuages s'amoncellent au-dessus des têtes des agriculteurs du département. En ce qui concerne les phytosanitaires : Il y a péril en la demeure côté fruits et légumes, en raison de la nouvelle réglementation sur les phytosanitaires " susceptible de condamner des productions entières " avertit Michel de Lapeyrière, qui redoute plus que tout " l'hypocrisie " qui aboutirait à voir la production nationale disparaître au profit de produits d'importation dont les conditions de production demeureraient largement opaques.
Source : La Dépêche du MidiLa chimie acculée à la " révolution "
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 09/06/2008La recherche en toxicologie et éco- toxicologie est cruciale. Les biologistes maîtrisent mal l'effet de faibles doses répétées sur plusieurs années. En éco- toxicologie, le phénomène dans l'environnement est encore plus compliqué " Nous ne savons toujours pas si la pollution vient d'un produit ou des produits nés de sa dispersion dans le milieu ", rappelle Bernard Sillon de l'Ineris. Les chercheurs savent aujourd'hui doser des concentrations de l'ordre de la partie pour milliard, mais ils veulent aller plus loin encore.
Source : Les Echos | Auteur : Matthieu Quiret