UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

L’air de Paris pollué par les pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 27/06/2007

On savait qu’il y a des pesticides dans l’eau de pluie qui tombe sur l’agglomération parisienne. Il y en a aussi dans l’air de la capitale annonce Airprif. La campagne de mesure a été réalisée de mars à juin 2006, une période de l’année où les traitements agricoles sont les plus importants. A la lecture des courbes de concentration, on voit que les pics de pesticides dans l’atmosphère suivent le calendrier des travaux de l’agriculture conventionnelle. Airparif a constaté peu de différence entre le cœur de la capitale et les zones cultivées de la périphérie. A la station des Halles, 19 pesticides ont été mesurés contre 29 – le maximum – à Bois- Herpin, dans la Beauce. Sans surprise, les concentrations sont plus faibles en zone urbaine. Mais la pollution est bien réelle, 3200 tonnes de pesticides étant utilisées chaque année en Ile de France, ce qui correspond à 2,1kg par ha de culture. L’agglomération parisienne est entourée de grandes régions d’agriculture intensive, et quelle que soit la direction des vents, ceux-ci ont toutes les chances de charrier des gaz, des particules ou des gouttelettes de produits phytopharmaceutiques. En effet, au moment de la pulvérisation, on estime qu’entre 25% et 70% des produits se volatilisent dans l’atmosphère sous forme gazeuse. Leur dimension est de l’ordre du nanomètre, ils pénètrent à l’intérieur des poumons et passent facilement dans le sang.

Source : Le Figaro | Auteur : Yves Miserey

Agriculteurs en danger

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 27/06/2007

Les tenues blanches qu’enfilent les agriculteurs pour se protéger des pesticides ne sont pas étanches. C’est la conclusion d’un test mené par un fabricant de produits phytopharmaceutiques, qui sera détaillé parla revue spécialisée Santé et travail dans son numéro de juillet. Ces combinaisons dites « de type 4 » sont censées être imperméables aux pulvérisations. En fait, le liquide pur passe au travers en l’espace d’une minute. Le délai est plus long quand le produit est dilué, mais il reste inférieur à dix minutes. Cette découverte confirme les craintes de chercheurs de l’université de Bordeaux, Isabelle Baldi et Alain Garrigou, qui ont alerté les autorités sanitaires sur le sujet dès le mois d’avril. Les scientifiques avaient en effet arpenté les vignes de Gironde et montré que les viticulteurs équipés de combinaisons étaient… plus contaminés que les autres ! Sans doute parce qu’ils se croyaient bien protégés et prenaient donc moins de précautions. Il est pourtant prouvé que l’exposition aux pesticides augmente le risque de certains cancers et d’affections neurodégénratives comme la maladie de Parkinson.

Source : L’Express | Auteur : Estelle Saget

Guillaume Malaurie – Directeur de la Rédaction du Nouvel Observateur

Ils l'ont dit 27/06/2007

« … Il fallait un guide pour révéler l’ampleur de l’offre alternative disponible en 2007 dans les boutiques spécialisées, mais aussi dans la grande distribution et sur Internet. Ce guide, le voilà : une sélection des produits bio, durables et éthiques réalisée par nos journalistes. Du détergent moins chargé en molécules toxiques, en passant par les appareils ménagers moins voraces en énergie et en eau, les chaussures produites dans des conditions sociales convenables , les sapes branchées en coton bio, jusqu’aux paniers de fruits et légumes cultivés avec peu ou sans pesticides non loin de chez vous. Consommer responsable, ce n’est pas revenir à l’âge de pierre ou à une posture baba. C’est préserver un peu mieux sa santé et celle de ses enfants. C’est aussi du plaisir, comme l’illustre la gamme de plus en plus inventive des créations design et équitables. C’est enfin soutenir de nouvelles filières économiques et inciter les grandes firmes et les grandes surfaces à multiplier les gammes de produits labellisés. Sachez le : votre carte de crédit est une arme redoutable. C’est vous qui décidez. L’économie durable suivra. ».

Source : Edito | Auteur : Guillaume Malaurie – Directeur de la Rédaction du Nouvel Observateur

La France s’abstient sur l’autorisation du maïs OGM Herculex RW

Sur les OGM 26/06/2007

Plusieurs associations écologistes se sont félicitées de l’abstention de la France lors d’une réunion à Bruxelles d’un comité qui examinait l’autorisation d’importer et transformer un maïs génétiquement modifié, l’Herculex RW. Ces associations, qui ont jugée « encourageante » une réunion le même jour avec le ministre de l’écologie Jean Louis Borloo et la secrétaire d’Etat Nathalie Kosciuzco-Morizet, avaient menacé de boycotter le « Grenelle de l’environnement » de la rentrée si la France donnait son accord à cet OGM.

Source : Le Monde

Monsanto plaide la cause des OGM en Europe

Sur les OGM 25/06/2007

Les semenciers veulent faire entendre leur voix dans la perspective du prochain Grenelle de l’environnement en France. Dans ce contexte, le premier d’entre eux, le géant américain Monsanto, ne pouvait pas rester inactif. D’autant que les neuf organisations non gouvernementales (ONG), qui militent pour un moratoire sur les OGM ont été reçues par Jean Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable. « La biotechnologie est un point de non retour dans le monde », de l’avis de Jean Michel Duhamel, directeur de Monsanto pour l’Europe du Sud. Il anticipe « une progression de 50 000 à 100 000 ha chaque année des cultures OGM dans l’Europe des 27 dans les dix années à venir ». Et de faire valoir, l’amélioration du rendement pour les agriculteurs ou encore l’alimentation enrichie et la réduction de l’utilisation des phytopharmaceutiques au titre des bénéfices pour les consommateurs. Un argumentaire développé depuis des années par les différents semenciers, qui peinent toujours à convaincre les consommateurs de ce coté-ci de l’Atlantique.

Source : La Tribune | Auteur : Pascale Mollo

OGM : Suite du feuilleton sur le maïs Mon 863

Sur les OGM 25/06/2007

Dans un avis qui a été rendu public sur son site Internet, la Commission du génie biomoléculaire (CGB) estime que la consommation du Mon 863 ne présente pas plus de risques pour la santé animale que le maïs conventionnel. La CGB avait été saisie de ce dossier après la ortie d’une étude faisant état de différences statistiques sur le développement de rats nourris avec le maïs en question, pouvant relever d’effets toxiques.

Source : Le Figaro

L’industrie des pesticides exhibe sa fibre « verte »

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 24/06/2007

Lors d’une conférence de presse organisée jeudi 21 juin pour présenter son bilan 2006, l’UIPP fait part de ses préoccupations économiques. Une production agricole mondiale en baisse et des contraintes réglementaires strictes en matière d’évaluation et d’utilisation des pesticides dans l’UE : Pour Denis Tardit, président de l’UIPP, la France avait une autoroute devant elle et elle l’a prise à contresens ». Les ventes de pesticides aux distributeurs ont diminué de 20% depuis 1999 et de 8% entre 2005 et 2006. « Le marché est de plus en plus volatil car le climat est défavorable à l’implantation des cultures et le parasitisme est faible. D’autre part, l’agriculture raisonnée est entrée dans les mœurs ». L’UIPP dénonce par ailleurs une distorsion de concurrence vis-à-vis des autres pays. « La France est le dernier pays au monde où il faut obtenir des autorisations de mise sur le marché (AMM) » estime Denis Tardit, ajoutant « qu’il faudra 3 à 4 ans pour résorber le stock de dossiers d’AMM ». Au niveau européen, la directive concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques va notamment être modifiée pour devenir un règlement. « Cela nous semble positif : comme il n’y a pas de possibilité de transposition par les Etats-membres, ils seront donc tous au même niveau », a indiqué Jean Charles Bocquet, directeur de l’UIPP. Mais l’une des mesures envisagées n’est pas du goût des industriels. L’augmentation de la durée de protection des données pourrait en effet être limitée à 10 ans, au lieu de 15 actuellement. « Les molécules dont le chiffre d’affaires était faible, souvent utilisées pour des petites surfaces comme dans le secteur des fruits et légumes, ne seront donc plus développées par les adhérents de l’UIPP. Au final, l’UIPP estime qu’avec la révision de la directive, il restera 400 principes actifs sur le marché à la fin 2008, contre 10 000 actuellement. Et si le règlement est appliqué, il n’y en aura plus que 200. Le projet de directive sur l’utilisation durable des pesticides n’est pas non plus parfait aux yeux des industriels. « La possibilité de fixer des objectifs de diminution de l’utilisation des produits n’est pas une bonne solution » explique Jean Charles Bocquet, qui conteste également une mesure du plan national de diminution des risques français, préconisé dans le projet de directive. L’UIPP espère pouvoir participer aux groupes de travail du Grenelle de l’environnement qui aura lieu cet automne.

Source : JDLE – Journal de l’Environnement | Auteur : Agnès Ginestet

Opération "apiculture durable" en Isère, une première en France

Sur les abeilles 24/06/2007

GRENOBLE :Le conseil général de l'Isère a lancé lundi une opération "apiculture durable", la première du genre en France, destinée à sensibiliser les habitants du département aux menaces pesant sur les abeilles et à leur rôle majeur dans la biodiversité."Depuis une dizaine d'années on constate des mortalités importantes de colonies d'abeilles. Les causes sont multiples: pesticides, affaiblissement des ressources en pollen, uniformisation des paysages", a expliqué le conseil général. "Des groupes de travail se sont constitués pour aboutir à la signature d'un contrat d'objectifs entre les structures apicoles du département, la chambre d'agriculture et la fédération départementale des chasseurs", a déclaré à l'AFP, Christian Nucci, vice-président du conseil général, chargé de l'agriculture. Ce contrat vise à accompagner les pratiques agricoles respectueuses de l'environnement, mettre en place un observatoire de l'abeille, développer des jachères agricoles, sources d'alimentation en pollen et nectar, avec l'objectif de protection naturelle de la faune et de la flore. Les signataires se réuniront une fois par semestre pour un constat d'étape, pour faire le point sur cet observatoire de l'abeille "témoin de la qualité de notre environnement", selon les organisateurs. On compte 2.500 apiculteurs dans le département de l'Isère, soit un quart du total en Rhône-Alpes, première région française en termes d'apiculteurs, dont une vingtaine de professionnels pour un total de 25.000 ruches.

Source : AFP

La Méditerranée de plus en plus propre

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 22/06/2007

Pour analyser les niveaux de pollution chimique en Méditerranée, rien de tel qu’une moule. Le mollusque est, en effet, un redoutable veilleur de pollution par sa faculté de stockage des contaminants et d’adaptation au milieu marin. Dès lors, le programme, baptisé Mytilos et piloté par l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) à la Seyne sur Mer (Var) depuis 3 ans, vient de livrer des résultats très positifs sur l’état de la Grande Bleue. Surprise : cette mer qu’on dit plus polluée que les autres se révèle être de plus en plus propre avec les années. « Notre réseau de surveillance nous a permis de constater que les niveaux moyens de contamination baissaient sensiblement. Le pouvoir de dilution de la pollution chimique est aujourd’hui important en Méditerranée. Les métaux lourds, hydrocarbures, pesticides, détergents et dioxines y sont moins nombreux qu’avant », explique Bruno Andral, coordinateur du programme et chargé de la surveillance de la qualité du milieu littoral.

Source : Aujourd’hui | Auteur : Diane Andrésy

L’Europe sous la pression des OGM

Sur les OGM 21/06/2007

Bientôt un régime 100% OGM pour les porcs et les volailles européennes ? L’Europe risque en effet de ne plus pouvoir se passer des OGM pour nourrir ses élevages. Au point de devoir se montrer moins tatillonne avec le principe de précaution cher aux consommateurs. C’est ce que révèle un document de la Commission de Bruxelles rédigé à la demande de la Commissaire européenne à l’Agriculture, Mariann Fischer-Boel, et auquel Ouest France a eu accès. L’UE est de plus en plus dépendante des choix opérés par les producteurs de maïs et de soja argentins, brésiliens et américains. Et selon les experts bruxellois, elle n’a pas de filière de substitution valable. De plus, la montée en puissance de la Chine en tant qu’acheteur majeur de matières premières de soja en particulier, va sérieusement changer la donne. Elle va permettre aux pays fournisseurs d’être moins sensibles aux exigences sanitaires des Européens… Jusqu’à présent, en cas de contamination de la chaîne alimentaire par un transgénique non encore autorisé en Europe, un moratoire est décrété, les cargaisons suspectes étant alors immédiatement consignées. Ces mesures de précautions pourraient, à terme, provoquer une véritable pénurie d’aliments pour le bétail. La simulation d’un embargo de deux ans (2009 -,2010) frappant en même temps les Etats-Unis, l’Argentine et le Brésil est, à ce titre, édifiante : effondrement de la production porcine européenne de plus de 30% jusqu’à 40% pour la volaille, explosion des importations (+637% pour le porc). Face à ce choc qui mettrait pour plusieurs années ces filières à genoux, il y a fort à parier que les pressions internes et externes vont devenir de plus en plus fortes pour que l’UE suive, sans trop rechigner, le rythme des autorisations des nouveau GOM outre-Atlantique.

Source : Ouest France | Auteur : Luc Vernet

Cancers et pesticides, l’étau se resserre

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/06/2007

Aujourd’hui, le cancérologue Dominique Belpomme, président de l’Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (ARTAC), n’hésite plus à affirmer que 50% des cancers sont directement liés à la pollution chimique et notamment aux pesticides. Il s’appuie sur une déferlante d’études nationales ou internationales qui identifient de mieux en mieux l’origine du mal... « ...Après avoir avalisé le nouveau règlement européen sur le Bio, la France ouvre en grand les portes à la contamination génétique de produits sains » souligne Stéphen Kerckhove, d’Agir pour l’environnement. Procédures A cette levée de fourches écolo, l’agriculture intensive et ses lobbys ont répondu par l’agriculture raisonnée, sensée promouvoir les bonnes pratiques et la juste dose d’épandage. « Un leurre ! » stigmatisent les opposants qui commencent à collectionner les verdicts judiciaires pour muscler leur argumentation. « On constate de plus en plus d’actions en justice contre les pesticides, et elles aboutissent », applaudit Stéphen Kerckhove, « les agriculteurs n’hésitent plus à faire la démarche, malgré les obstacles et la longueur des procédures ».

Source : L’Est Républicain | Auteur : Patrice Costa

Le bio en grand danger d’extinction

Sur l'agriculture biologique 20/06/2007

En assouplissant le cahier des charges de l’agriculture biologique, la Commission européenne vient de porter un rude coup à une filière et à son éthique. En démantelant ses garde-fous, en autorisant même l’usage de chimie de synthèse dans l’agriculture écolo au cas où des produits naturels de remplacement ne se trouveraient pas dans le commerce, Bruxelles va diluer le bio « dans une dose de pesticides avant qu’il ne plonge directement dans la citerne » soupire Vincent Perrot, délégué général de la FNAB. En outre, la Commission a écarté l’idée d’un signe distinctif tel que « sans OGM » ou « sans pesticide chimique », une autre façon d’enfoncer le clou. Marque privée la nouvelle réglementation entrera en vigueur en 2009. Au passage, grâce à la règle de flexibilité, son panel de mesures enterre corps et biens le principe de précaution et celui de pollueur- payeur, notamment en cas de contamination de la chaîne alimentaire par des OGM. Néanmoins, la FNAB n’a pas attendu l’échéance pour imaginer une parade : « Puisque le logo AB va être complètement dénaturé, on a décidé de créer une marque privée qui permettra de conserver au moins le niveau du cahier des charges national, puisqu’il convient aux consommateurs et aux producteurs ».

Source : L’Est Républicain | Auteur : Patrice Costa

Les pesticides s’invitent dans notre assiette

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 18/06/2007

Les LMR (limites maximales de résidus) sont établies à partir d’essais au champ réalisés par des structures agréées et d’une évaluation de la toxicité pour le consommateur. Seul souci : ces LMR sont contestées, notamment par le MDRGF qui juge les tests de toxicité incomplets et dénonce le fait qu’ils sont réalisés uniquement sur des rats de laboratoire et pendant quelques mois seulement. Autre reproche souvent avancé : les LMR ne tiennent pas compte des synergies entre les différentes molécules, or 23% des aliments végétaux contiennent jusqu’à parfois 8 pesticides différents ! Une situation que déplore François Veillerette, président du MDRGF... C’est en partie au lobby des industriels des pesticides que la France doit sa triste place de 3ème consommateur de pesticides au monde. Guidés par le profit, ils n’ont eu de cesse, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, de rendre leurs produits indispensables à l’agriculture. Pari réussi : obsédée par la productivité, l’agriculture est maintenant complètement dépendante des produits phytopharmaceutiques... C’est cette mainmise du lobby qui a le plus interpellé Fabrice Nicolino (co-auteur avec François Veillerette du livre « Révélations sur un scandale français) lors de son enquête : Ce qui m’a impressionné, c’est la pérennité de ce pouvoir discret pour ne pas dire secret de l’industrie des pesticides sur la commercialisation des produits qu’elle vend. »... Pour préserver le marché juteux des produits phytopharmaceutiques français, les industriels, Bayer et BASF en tête, sont prêts à tout et surtout à inventer des concepts toxiques comme « l’agriculture raisonnée » promue par le Farre. L’objectif ? On asperge des pesticides comme avant, mais cette fois, de façon raisonnable... Une technique qui laisse rêveur. Car c’est surtout les pouvoirs publics qui devraient se réveiller et retrouver la raison.L’UIPP a demandé un droit de réponse au magazine

Source : Marianne | Auteur : Anne-Sophie Michat

Yannick Jadot – directeur des campagnes de Greenpeace France

Ils l'ont dit 18/06/2007

« Un : nous sommes rassurés sur le périmètre et le rang du ministère de l’écologie : Jean-Louis Borloo est bien nommé ministre d’Etat ;Deux : il est incontestable que Nathalie Kosciusko-Morizet nommée secrétaire d’Etat chargée de l’écologie de l’expertise et a été souvent en avant de son parti sur les questions d’environnement ;Trois : on a l’espoir que Michel Barnier aura plus le souci de l’environnement au ministère de l’agriculture et de la pêche que Christine Lagarde, nommer quelqu’un qui a une sensibilité écologique sur un secteur aussi prédateur et pollueur, c’est un bon signal ».

Source : Les écologistes rassurés par la nomination de Borloo au super ministère de l’Ecologie | Auteur : Yannick Jadot – directeur des campagnes de Greenpeace France

Selon les agriculteurs, les biocarburants ne devraient pas accroître la pollution

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 17/06/2007

« Non seulement, les cultures énergétiques contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais il n’y a aucune raison d’utiliser plus d’intrants que sur les cultures alimentaires, souligne Joël Cottart, agriculteur dans l’Oise et secrétaire général d’Arvalis. Tout excès de fertilisation ou de traitement phytopharmaceutique représente un coût direct pour l’agriculteur. Et avec la hausse du prix du pétrole, le prix des engrais, azotés notamment, s’est envolé ces dernières années. » La hausse de la productivité depuis quinze ans est considérable. Le rendement du blé a augmenté de 15% depuis 1990 tandis que la consommation d’engrais baissait d’un tiers sur la même période, et même de moitié pour les phosphates et la potasse. Quant aux produits phytopharmaceutiques, les quantités de matière active épandues à l’ha ont été divisées par 2,5 en 25 ans ! Comment une telle évolution, généralement méconnue du grand public, a-t-elle pu se produire ? « C’est l’effet, à part à peu près égales, du progrès génétique et de l’amélioration des pratiques culturales au sens large », répond Jack Massé, directeur de recherche et développement d’Arvalis. L’efficacité des molécules et des fertilisant s’est accrue, les nouvelles variétés de céréales résistent mieux aux parasites et les connaissances dans le domaine de la physiologie des plantes se sont considérable ment élargies... Les traitements systématiques contre certains parasites, comme le mildiou de la pomme de terre, n’ont plus cours. Aujourd’hui, le quart des producteurs français sont abonnés à Mildilis : un service qui avertit par SMS de la nécessité de traiter en fonction de la météorologie et de la pression parasitaire à l’échelle de leur exploitation. Enfin l’amélioration des matériels et des techniques de pulvérisation ou d’épandage, avec le guidage par GPS notamment, ont sensiblement augmenté la précision et par conséquent réduisent le volume des apports.

Source : Le Figaro | Auteur : Marc Mennessier
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