Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Pesticides dans l’air autour des vignes : Martigné-Briand, commune test
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/05/2007Deux collecteurs ont été placés, l’un au milieu des vignes l’autre en plein centre bourg. Or, les concentrations observées ont été similaires dans les deux endroits pour trois fongicides : outre le folpel, le chlorothalonil et le pyriméthanil. Preuve que les pesticides ne restent pas en place. Le folpel à lui seul représente plus de 70% des volumes mesurés. Huit autres molécules, sur 62 recherchées, ont également été détectées sur les deux sites de mesure. Les pics sont répertoriés explicitement pendant la période floraison, en juin, début juillet, période sensible. Ce sont les mêmes produits qui avaient été enregistrés lors d’une campagne réalisée en 2004 dans le vignoble nantais, souvent à des concentrations similaires… « Nous cherchons à élargir nos données pour pouvoir les confronter à d’autres » précise Luc Lavrilleux directeur technique. Les pics de concentration atteignent 5 nano grammes/m³ : « des traces » selon le scientifique. Pour l’heure, aucune norme sanitaire n’existe quant aux concentrations de polluants dans l’air, différemment de l’eau. Et cette campagne ne donne pas lieu pour l’heure à des préconisations d’usage chez les professionnels ou de protection des populations.
Source : Le Courrier de l’ouest | Auteur : Vincent BoucaultJardiniers amateurs : attention pollution !
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/05/2007Avec 80 000 tonnes de matières actives utilisées par an pour les seuls pesticides, la France est, de loin, le premier utilisateur européen et le deuxième au monde après les Etats-Unis. L’agriculture se taille la part du lion, mais les jardiniers amateurs restent des consommateurs non négligeables. Les industriels du secteur représentés par l’Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces verts (UPJ) indiquaient, en 2000, qu’ils avaient vendu aux jardiniers ainsi qu’aux collectivités locales 8 100 tonnes de substances actives, engrais et pesticides confondus. Depuis, ils ne communiquent plus en volume mais en chiffre d’affaires. Une chose est sûre : dans un marché en légère baisse, les herbicides, par exemple, continuent à progresser (+43% en 2005)… Les effets des faible doses des pesticides étant mal connus, Botanic a souhaité en 2005 que le MDRGF expertise les substances actives présentes dans les quelque 2000 spécialités phytopharmaceutiques en vente libre dans leurs jardineries. En s’appuyant sur les bases de données officielles, et notamment celles des agences de santé européenne et américaine, ils ont classé ces produits en six catégories, de la plus dangereuse à la plus anodine. Sur 135 matières actives, on en retrouve près de 100 dans les catégories 1 et 2 ! « Les consommateurs sont très mal informés, confirme André Picot, toxicologue retraité du CNRS. Dès lors qu’ils sont destinés à éliminer des animaux, les pesticides (insecticides et anti-rongeurs) sont forcément neurotoxiques. C’est pourquoi, il faut préférer les préparations dont la toxicité est la plus faible ».
Source : 60 millions de consommateursLa directive Reach prend effet
Divers 31/05/2007Certes, le processus va être progressif. Les industriels ont onze ans pour passer au crible environ 30 000 substances. Mais le règlement est complexe : plus de 1000 pages rédigées en anglais qui ne sont utilisables qu’avec un guide de plusieurs milliers de pages baptisé Rips (Reach implementation projects), en cours d’élaboration à Bruxelles. Et les entreprises peinent déjà à trouver sur le marché les spécialistes requis, notamment des toxicologues. Pour les grands groupes, ce n’est pas trop grave, ils ont de la ressource. Pour les PME, en revanche, Reach est non seulement un casse-tête, mais un possible gouffre financier. En fonction des quantités de substances fabriquées, l’entreprise devra débourser 81 000 à 2,2 millions d’euros pour pratiquer les essais nécessaires, estime l’UIC. A cela s’ajouteront les coûts indirects liés à la constitution des dossiers, évalués à près de 50% des coûts directs. Par ailleurs, chaque dépôt de dossier d’enregistrement auprès de l’Agence d’Helsinki s’accompagnera du paiement d’une redevance de 500 à 18 000 euros. « Forcément les entreprises vont se demander chaque fois si le processus en vaut économiquement la peine. Du coup, certaines substances pourraient disparaître pour de simples raisons économiques », explique-t-on à l’UIC, qui a longtemps bataillé contre Reach au nom de la compétitivité et de l’emploi, mais qui semble aujourd’hui prête à jouer le jeu (elle n’a guère le choix). En réalité, ce 1er juin marque une grande victoire pour les écologistes.
Source : Libération | Auteur : Alexandra SchwartzbrodLe monde agricole confronté aux pesticides
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/05/2007Le 5 juin, la MSA organise à Melle, une journée d’information et de prévention sur la santé et l’utilisation des pesticides. Les chefs d’entreprises agricoles et leurs salariés sont conviés à adapter leurs pratiques afin de prévenir les contaminations, synonymes d’accident du travail. Il s’agit de ne plus entendre « ça fait partie du travail », commente Raphaëlle Gontier, conseil en prévention à la MSA 79. Les participants à cette journée d’information seront conviés à se joindre à trois ateliers traitant de l’identification de dangerosité des pesticides, des risques sur la santé à plus ou moins long terme et des liens entre certaines maladies graves et d’utilisation des pesticides. Des témoignages filmés d’exploitants agricoles victimes d’intoxications aiguës et chroniques en lien probable avec les pesticides compléteront cette journée d’information.
Source : Le Courrier de l’OuestClaude Allègre
Ils l'ont dit 30/05/2007« Je pense qu’il a éliminé les écologistes. Il a tué les Verts. A tel point qu’il y a quelques mois, Henri Emmanuelli pensait qu’il était un sous-marin de Chirac. Aujourd’hui la cause écologique est récupérée par tout le monde, banalisée. Les candidats à la présidence ne savaient même pas ce qu’ils ont signé… En France, si vous voulez développer l’environnement, il faut arrêter d’en faire un secteur particulier, surtout un secteur sans moyen, opposé au ministère de l’Industrie ou à celui des Transports. Il faut, au contraire, les fusionner et créer un ministère des Ressources naturelles dans lequel vous avez l’Administration, le Budget rural, les Eaux et Forêts, etc.… Et là, on peut développer une réelle politique. Le gadget du vice Premier ministre est une plaisanterie. Comme le ministère de l’Environnement qui n’a aucun moyen… Je ne crois pas aux taxes écolos. Je pense que c’est une bêtise, tout le monde peut comprendre ça : si vous mettez une taxe sur une industrie quelconque, c’est vous et moi qui allons la payer. Ils ne réduiront pas le salaire du PDG ni les revenus des actionnaires. Ils répercuteront la taxe sur les prix et c’est nous qui la paierons. Non seulement c’est une mesure anti-consommation donc anti-croissance, mais en plus, cela donne une mauvaise vision de l’écologie. ».
Source : « Nicolas Hulot a tué les écologistes » | Auteur : Claude AllègreReach : une réglementation ambitieuse
Divers 30/05/2007Le nouveau règlement transfère la charge de la preuve des pouvoirs publics aux acteurs industriels qui doivent justifier que les risques sont maîtrisés. Ainsi, tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement mettant en œuvre des produits chimiques, voire des articles, doivent inventorier les substances et les préparations, identifier les plus « critiques » pour leur activité (« screening initial »), clarifier leur statut (fabricant, importateur, utilisateur en aval…) et celui des substances (existantes, nouvelles…), collecter les données scientifiques disponibles sur les substances (et identifier les données manquantes), répertorier leurs clients et les utilisations des substances, évaluer l’impact économiques direct et indirect lié à Reach et définir leur stratégie d’ensemble. Ensuite, l’Agence européenne des produits chimiques (AEPC) réalisera un examen automatique de la conformité des dossiers d’enregistrement et, pour certains d’entre eux, procédera à leur évaluation avec l’aide des organismes compétents de chaque Etat membre. En France, le ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables (Medad) est le coordinateur ministériel. Il sera l’interlocuteur de la Commission ou de l’AEPC. Il assurera la représentation de la France au conseil d’administration de l’Agence et au comité des Etats membres. L’Afsset interviendra en appui aux autorités françaises dans la mise en œuvre de Reach, le Bureau d’évaluation des risques des produits et agents chimiques (BERPC) assurant l’expertise scientifique du premier niveau.
Source : Les Echos | Auteur : Maître Yvon Martinet (Avocat) – Dr Patrick Lévy (Médecin conseil de l’UIC)OGM : la Confédération paysanne demande de traiter le dossier « en urgence »
Sur les OGM 30/05/2007« A un mois du début des floraisons du maïs qui généraliseront les risques de contamination, ce dossier doit être traité en urgence », a indiqué la Confédération paysanne », estimant que ce moratoire « doit aussi permettre de supprimer les risques de contamination (…) par arrachage immédiat des cultures OGM implantées ». Le syndicat demande également au gouvernement « d’affirmer un moratoire de principe sur toute nouvelle autorisation ».
Source : AFPL’exposition aux pesticides, facteur aggravant pour la maladie de Parkinson
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 29/05/2007C’est la conclusion d’une étude de l’Université d’Aberdeen (Ecosse). Un fort niveau d’exposition aux pesticides accroît le risque de 39% et un faible niveau de 9%, selon cette étude qui a porté sur 959 patients atteints de la maladie de Parkinson… Les chercheurs ont demandé aux patients de répondre à des questions sur leur vie quotidienne et notamment leur degré d’exposition à certains produits chimiques, comme les solvants, les pesticides ou des métaux comme le fer, le cuivre ou le manganèse… L’étude a conclu que si le risque majeur tenait à la présence dans sa famille de personnes atteintes de la maladie, l’exposition à des pesticides était un facteur nettement aggravant. « Cela ne prouve pas que les pesticides causent la maladie de Parkinson mais ça ajoute du poids aux signes d’un lien, a commenté le Dr Finlay Dick, responsable de la recherche. « La conclusion importante de cette recherche est la confirmation que la maladie de Parkinson n’est pas causée par un facteur unique, mais plutôt par une combinaison entre la prédisposition génétique et les facteurs liés au milieu », a estimé un porte-parole de la Parkinson Disease Society.
Source : AFP« Citoyens des villes, masquez-vous ! »
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 29/05/2007L’association Nature Centre fait un état des lieux de la situation des pesticides en région Centre. Elle dresse un constat inquiétant sur la santé et l’environnement. Leur slogan : « Citoyens des villes, masquez vous ! Les pesticides agricoles sont chez vous ». Les villes sont les premières à subir les pesticides. « Une révision critique de la cartographie régionale officielle de l’épandage des pesticides agricoles a permis de montrer que les agglomérations sont les premières à subir des risques forts liés à l’épandage de ces produits hautement toxiques ». Cette étude vise particulièrement les villes de Bourges, d’Orléans et de Tours. « Ces agglomérations sont concernées par des niveaux théoriques élevés de quantités de pesticides épandus. L’indice calculé pour estimer les apports en pesticides agricoles pour chaque commune atteint en 2004 autour de ces villes des niveaux records : entre 10 et 37. Ce qui représente des niveaux bien supérieurs à ceux des communes de la plaine de la Beauce (des indices compris entre 6 et 9). Ainsi sur la région c’est 73% de la population qui habite dans des communes où les apports annuels en pesticide peuvent être considérés comme forts à très forts ».
Source : Le Berry républicain | Auteur : nsPossible moratoire sur maïs transgénique : « aucun élément nouveau »
Sur les OGM 29/05/2007Monsanto France « réaffirme qu’aucun élément nouveau n’est de nature à remettre en cause tant la sécurité sanitaire et environnementale du maïs MON810 que sa performance au champ. La demande du gouvernement allemand pour un plan de surveillance de la culture du MON810 en Allemagne est fondée sur des résultats connus qui ont déjà été pris en compte par les autorités sanitaires européennes et qui n’apportent aucun élément nouveau. » Concernant l’étude de Greenpeace qui révélerait l’existence d’éléments concernant le maïs MON 810, Monsanto suggère à l’organisation écologiste « de la soumettre aux autorités réglementaires et scientifiques françaises ou européennes » car « la variabilité de plante à plante est un phénomène banal dans les systèmes biologiques, l’environnement ayant naturellement un effet sur les organismes vivants et sur leur métabolisme ».
Source : AFPPas de moratoire sur les OGM dans l’immédiat
Sur les OGM 25/05/2007Les déclarations d’Alain Jupé sur l’interdiction possible d’un maïs transgénique ont semé la confusion. Il semble en tout cas exclu qu’une suspension du Mon 810 intervienne dans l’immédiat. Joint par le Figaro, Alain Juppé a fait savoir par son entourage qu’il entendait « s’inspirer de l’exemple allemand davantage sur la méthode, qui consiste à examiner les problèmes lorsqu’ils se posent, que sur le fond de la décision elle-même. ». En clair, ses déclarations ont pu être mal interprétées… « Il ne faut pas se précipiter. Il faut se donner le temps de la réflexion avant une décision » temporisait, de son côté, la ministre de l’Agriculture, Christine Lagarde. Sur le fond du dossier, la Direction générale de l’alimentation, qui dépend du ministère de l’Agriculture, a saisi la semaine dernière, la Commission du génie biomoléculaire (CGB). Celle-ci doit rendre son avis le 12 juin. Selon Denis Bourguet, généticien des populations à l’Inra, « le fait que l’on ne retrouve aucune larve de pyrale (le papillon parasite dans les maïs Mon 810 en fin de saison suggère que les taux de toxines sont toujours assez forts pour contrôler les infestations des pyrales sensibles ». Une chose est sûre : la question mérite d’être approfondie. Mais de là à décréter l’état d’urgence...
Source : Le Figaro | Auteur : Marc MennessierUn soja transgénique pour contrer les mauvaises herbes
Sur les OGM 25/05/2007Plus de 80% des plantes génétiquement modifiées cultivées dans le monde ont été conçues pour tolérer l’application du Roundup, l’herbicide vedette de Monsanto. Ce produit éradique tous les végétaux, à l’exception de ces OGM dits « Roundup ready », ce qui facilite grandement la vie des agriculteurs : ceux-ci peuvent se contenter d’appliquer un seul composé, qui tue les mauvaises herbes et épargne leur culture. Un nouveau soja transgénique, capable de résister à l’application d’un herbicide plus confidentiel, le Dicamba, vient d’être mis au point par une équipe de l’université du Mebraska. Décrit dans la revue Science du vendredi 25 mai, il devrait permettre de diversifier les moyens de lutte contre les mauvaises herbes, dont certaines commencent à s’accommoder du Roudup ; Sur des dizaines de millions d’ha, le Roundup est devenu l’ennemi exclusif des plantes adventices. Cette pression a suscité l’apparition de souches résistantes, comparables à ces bactéries mutantes qui finissent par rendre inopérants les antibiotiques. En 1996, une seule mauvaise herbe résistait au Roundup. On en dénombrait 12 en 2005. Elles ont développé leur propre stratégie de défense en séquestrant le Roundup à l’extrémité de feuilles, où son impact est réduit. Le soja »Dicamba ready », qui pourrait être commercialisé, d’ici trois à quatre ans sous licence par Monsanto, offre une diversion dans cette course à l’armement, qui touche en réalité tous les pesticides, pour peu qu’ils soient utilisés massivement.
Source : Le Monde | Auteur : Hervé MorinVéronique Gallais – président d’Action Consommation – Stéphen Kerckhove – délégué général d’Agir pour l’environnement François Veillerette – président du MDRGG.
Ils l'ont dit 24/05/2007« Si le dossier du réchauffement climatique est fortement mis en avant par Nicolas Sarkozy, beaucoup de sujets restent encore dans l’ombre, ou pire n’en sortent que pour laisser peu d’espoir de progrès…. Les OGM en plein champ ne bénéficieront pas d’un moratoire de principe. L’agriculture restera intensive et grosse consommatrice de pesticides. Les récentes déclarations d’Alain Juppé confirment que le rapport de force avec le lobby agro-industriel ne sera pas favorable à une évolution positive dans ce domaine, faute de volonté politique. Bref, le combat semble devoir être bien rude pour faire réellement adopter à ce nouveau gouvernement de véritables politiques de rupture sur les enjeux écologiques ».
Source : Grenelle de l’environnement : restons prudents et vigilants | Auteur : Véronique Gallais – président d’Action Consommation – Stéphen Kerckhove – délégué général d’Agir pour l’environnement François Veillerette – président du MDRGG.Le possible moratoire sur un maïs transgénique est un « danger »
Sur les OGM 24/05/2007« C’est une affaire politique, on n’est plus dans la rationalité. La rationalité devrait au contraire permettre d’accélérer le mouvement en faveur des OGM car l’Europe va perdre sa compétititvé vis-à-vis des Etats-Unis, je n’ose imaginer qu’on détruise ce qui a déjà été semé. Cela serait marcher sur la tête » a affirmé Mr Christophe Terrain président de l’AGPM (Assemblée Générale des producteurs de maïs).
Source : AFPAlain Juppé pourrait décréter un moratoire sur un maïs transgénique
Sur les OGM 24/05/2007Le ministre de l'Ecologie Alain Juppé pourrait décréter un moratoire sur le maïs OGM MON810 que l'Allemagne a récemment suspendu au titre de la protection de la nature et de l'environnement.."L'Allemagne vient de suspendre l'autorisation du MON810. Dans ce cas précis il faut s'inspirer du cas allemand", a déclaré M. Juppé à propos des organismes génétiquement modifié."On vient de découvrir que la sécrétion de la toxine qui est censée tuer l'insecte qui attaque le maïs se passe dans des conditions qui ne sont pas exactement celles qu'on attendait", explique le ministre. Comme il l'a fait à plusieurs reprises depuis son entrée en fonction la semaine dernière, Alain Juppé répète qu'il "ne faut pas bloquer la recherche (sur les OGM) notamment dans le domaine de la santé et de l'alimentation". "C'est un sujet difficile qui sera évidemment inscrit à l'ordre du jour du Grenelle de l'environnement", réunissant chercheurs et ONG à l'automne prochain, assure-t-il.
Source : AFP