Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Les agriculteurs bio accusent Paris de bouder les opportunités bruxelloises
Sur l'agriculture biologique 31/03/2005La FNAB (Fédération nationale d’agriculture biologique) a demandé, à l’issue de son assemblée annuelle à Larmor-Baden,, une « rémunération de reconnaissance » pour les exploitants bio justifiée selon elle par les économies sur l’eau non polluée, la santé publique et les emplois créés. Jusqu’à présent les aides sont limitées en France à la seule période de passage de l’agriculture conventionnelle à l’agriculture biologique. La FNAB estime à 118 millions d’euros le coût d’une première année de « rémunération de reconnaissance ». « Bruxelles a une volonté politique assez nette de prise en compte de l’environnement mais refuse de légiférer en la matière : cela fait partie des programmes subsidiaires », a regretté Henri Thépaut, président de la FNAB. « L’aide au maintien fait partie des dossiers qu’on examine », répond Pascal Viné, représentant le ministère de l’Agriculture à l’Assemblée Générale.
Source : AFP | Auteur : Chloé CoupeauMaïs OGM non autorisé : l’UE veut des explications des USA et de Syngenta
Sur les OGM 31/03/2005La Commission européenne va « demander des clarifications » aux Etats-Unis et au groupe suisse Syngenta qui l’ont informée de l’exportation vers l’UE depuis 2001 d’un millier de tonnes d’un maïs génétiquement modifié non autorisé, le Bt-10. La Commission va demander aux autorités américaines de garantir, par des mesures appropriées, que les exportations de maïs ne contiennent pas d’OGM non autorisés sur le marché européen, comme le Bt-10 a indiqué le commissaire à la Santé Markos Kyprianou dans ne communiqué. Syngenta s’est engagé à fournir dans la semaine toute l’information sur les caractéristiques moléculaires et les méthodes de détection du Bt-10.
Source : AFPLa MSA lance la plus vaste étude sur les pesticides
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/03/2005Cette étude sera suivie de près au niveau international car notre pays a la particularité d’être un gros utilisateur de fongicides. Conduite par la MSA en collaboration avec le centre anticancéreux de Caen et le laboratoire santé -environnement de Bordeaux II, elle va concerner 600 000 agriculteurs actifs et retraités de 12 départements qui disposent d’un registre des cancers. Près de 80 000 personnes vont être suivies pendant plusieurs années. « La MSA en attend des retombées importantes en termes de prévention » souligne Jean Pierre Grillet responsable de la médecine du travail à la MSA… « Le sujet des pesticides est très passionnel, trop passionnel en France » s’irrite Jean Pierre Grillet, « cette passion se nourrit d’incertitudes et d’intimes convictions »… La MSA cherche aussi à inciter les agriculteurs à adopter des bonnes pratiques. Quand on feuillette les fascicules et les recommandations concernant les équipements de protection corporelle (gants, combinaison) ou respiratoire (masques, filtres), les locaux de stockage ou le nettoyage des engins de traitement, on mesure le chemin qui reste à parcourir… De fait, la MSA, au fil des ans, en est venue à faire la promotion de l’agriculture raisonnée et intégrée, le plus sûr moyen d’utiliser moins de produits phytopharmaceutiques.
Source : Le Figaro | Auteur : Yves MisereyMartin Hirsch, président de l’Afssa (agence française de sécurité sanitaire des aliments)
Ils l'ont dit 30/03/2005« La bataille sur les pesticides dans l’environnement et l’alimentation reste à mener. On n’arrive pas à bien connaître les volumes de pesticides utilisés dans la fabrication des aliments et les mélanges faits. La question clé de demain est de déterminer s’il existe ou non un lien entre la présence de substances chimiques dans l’alimentation et l’apparition de certains cancers. On sait que les mycotoxines (champignons) présents dans les céréales du petit déjeuner sont cancérigènes, mais on ne sait pas à partir de quelles doses absorbées. Ce sont des chantiers pour demain.
Source : « On n’arrive pas à bien connaître les volumes de pesticides utilisés » | Auteur : Martin Hirsch, président de l’Afssa (agence française de sécurité sanitaire des aliments)"OGM : le nécessaire apaisement du débat"
Sur les OGM 28/03/2005Sous la houlette du gouvernement suédois, les pays nordiques tentent de dépassionner les discussions sur les technologies de transgénèse. Le mouvement le plus intéressant est venu du camp OGM avec K. Vamling, responsable scientifique du laboratoire Plante Science Sweden AB. L'expert fournit un amusant bréviaire de communication du missionnaire ès OGM, où il démonte les causes de la crise de confiance du grand public : ridicule positionnement "humanitaire", longue mise au point de variétés (8 à 15 ans), nécessité de mesurer le rapport bénéfices-risques de chaque nouvelle espèce... Du côté des sceptiques, on commence également à mettre de l'eau dans son vin mais sans dévier du principe de précaution. A Akerlund, conseillère d'Orkla, numéro un suédois de la grande distribution, est très prudente sur le sujet à cause de la réticence des consommateurs, à l'image de son secteur mais estime que cette technologie peut être source de progrès pour les produits et les procédés. le groupe, qui exclut pour l'instant l'approvisionnement en produits transgéniques, laisse néanmoins la porte ouverte quand la technologie aura prouvé son innocuité sanitaire et écologique, qu'elle aura été acceptée socialement et qu'elle apportera un plus au consommateur. Même son de cloche du côté des environnementalistes : M. Karlsson de la Swedish Society for Nature Conservation, martèle qu'il faut beaucoup de recul pour juger une technologie. Si le débat progresse pour la première génération d'OGM, il promet de se radicaliser à nouveau dans quelques années lors de l'arrivée de la deuxième génération. Mais cette fois, les discussions scientifiques se feront certainement sur des bases plus légitimes car le développement de fonctionnalités plus sophistiquées telles que la production de médicaments, la fixation de l'azote ou la résistance au froid, implique de profonds changements de métabolisme chez les plantes. Ce risque-là est soulevé même chez les agronomes ouverts aux OGM actuels. D'après P. Tenning de Syngenta, le surcoût de la traçabilité est déjà de 20% sur un produit final. D'ailleurs, un consensus se dégage pour dire que les coûts de développement de la seconde génération ne pourront pas être financés par le marché et reposeront peut être entièrement sur les politiques publiques.
Source : Les Échos | Auteur : M. Quiret"OGM : faucheurs contre chercheurs"
Sur les OGM 27/03/2005Les chercheurs doutent de l'avenir des biotechnologies végétales dans l'Hexagone. La fuite des cerveaux a une cause principale : la multiplication des actions menées par les militants anti-OGM contre des expériences réalisées en plein champ. Cette perspective est inquiétante pour la France, puissance agricole mondiale. Pourra-t-elle conserver son rang si elle abandonne définitivement le secteur de la transgénèse végétale ? Les pays émergents (Inde, chine) y investissent des sommes colossales. De leur côté, les États-Unis accroissent leur avance technologique. Près de 70% des brevets déposés dans ce domaine sont américains. A terme, nous risquons de perdre notre indépendance. Sur le stand de Biogemma, pour la première fois au salon de l'Agriculture J. Chirac s'est exprimé en faveur des OGM. ce soutien n'arrive-t-il pas un peu tard ?
Source : L'Express | Auteur : JM BiaisSyngenta met au point un riz qui pourrait réduire la cécité chez les enfants
Sur les OGM 27/03/2005Cette variété de riz, appelée « golden rice » (riz doré) produit environ 20 fois plus de beta - carotène, transformée par le corps humain en vitamine A, que les variétés ordinaires de riz. Une variété de « golden rice » avait déjà été produite en Suisse il y a cinq ans, mais elle ne produisait pas suffisamment de beta - carotène pour répondre aux besoins quotidiens des enfants. L’organisation mondiale de la santé (OMS) estime que jusqu’à 500 000 enfants dans le monde deviennent aveugles en raison de déficits en vitamine A.
Source : AFPProduits chimiques, danger !
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/03/2005A la maison, au jardin, dans notre sang, les produits chimiques sont partout. Méconnus et soupçonnés du pire : d’être cancérigènes, d’accroître l’infertilité… La France a décidé de créer un organismes afin dévaluer leur dangerosité, le BERPC (Bureau d’évaluation des risques des produits et agents chimique). Dans un prochain livre*, le Pr Dominique Belpomme, cancérologue parisien des plus réputés, lance un nouveau cri d’alarme. A ses yeux, les trois quarts des cancers sont d’origine environnementale : « Les recherches menées aujourd’hui mènent à une impasse thérapeutique, écrit-il. Compte tenu de l’extrême complexité biologique du cancer, il est en effet peu probable et en vérité impossible que nous parvenions un jour à juguler le fléau grâce à ce type de recherches. La seule solution est donc la prévention, lorsque les facteurs de risque sont connus, et la précaution lorsqu’ils ne le sont pas ».*Guérir du cancer ou comment s’en protéger, Fayard, 22 Euros – sortie le 6 avril
Source : Le Journal du Dimanche | Auteur : Alexandre DuyckUne charte des jardineries contre les pesticides
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/03/2005« Jardiner au naturel, ça coule de source ! » C’est le nom de la nouvelle charte contre les pesticides qui a été présentée à la station de traitement des eaux de Rennes. Elle vise à limiter la consommation privée de ces produits très polluants. « Cette charte a été signée par la quasi-totalité des jardineries de l’agglomération et du bassin rennais (25 au total) » affirme David Clausse, du Syndicat des eaux. Les commerces s’engagent à former leurs vendeurs et à informer les clients des dangers des pesticides par des panneaux conseils, disposés dans les magasins. Il s’agira aussi de promouvoir des solutions moins polluantes.
Source : Ouest FranceLa France va mieux évaluer la toxicité des produits
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 24/03/2005L’INERIS (Institut national de l’environnement industriel et des risques) et l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) viennent de créer le Bureau d’évaluation des risques des produits et agents chimiques (Berpc). Leur regroupement vise à rendre plus efficace l’expertise, aujourd’hui éclatée entre de nombreux organismes. L’évaluation s’appuie sur les capacités de recherche de l’Ineris et de l’INRS et sur le dossier fourni par l’industriel. La Commission de Bruxelles a clairement affiché sa volonté de faire le ménage parmi les produits chimiques. La pression des associations de consommateurs et de protection de l’environnement montre qu’il est grand temps. Il ne se passe plus un mois sans qu’une alerte soit lancée contre des cosmétiques, des pesticides voire même des plastiques. La nouvelle configuration du Berpc devrait permettre de garantir l’indépendance des experts vis-à-vis des industriels… Le fait qu’ils soient salariés à plein temps évite tout risque de conflit d’intérêt, souligne Philippe Hubert, directeur de l’ineris.
Source : Le Figaro | Auteur : Yves MisereyLa France va mieux évaluer la toxicité des produits
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 24/03/2005L’INERIS (Institut national de l’environnement industriel et des risques) et l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) viennent de créer le Bureau d’évaluation des risques des produits et agents chimiques (Berpc). Leur regroupement vise à rendre plus efficace l’expertise, aujourd’hui éclatée entre de nombreux organismes. L’évaluation s’appuie sur les capacités de recherche de l’Ineris et de l’INRS et sur le dossier fourni par l’industriel. La Commission de Bruxelles a clairement affiché sa volonté de faire le ménage parmi les produits chimiques. La pression des associations de consommateurs et de protection de l’environnement montre qu’il est grand temps. Il ne se passe plus un mois sans qu’une alerte soit lancée contre des cosmétiques, des pesticides voire même des plastiques. La nouvelle configuration du Berpc devrait permettre de garantir l’indépendance des experts vis-à-vis des industriels… Le fait qu’ils soient salariés à plein temps évite tout risque de conflit d’intérêt, souligne Philippe Hubert, directeur de l’ineris.
Source : Le Figaro | Auteur : Yves MisereyUn OGM illégal a été vendu aux Etats-Unis pendant 4 ans
Sur les OGM 24/03/2005Entre 2001 et 2004, Syngenta a vendu aux Etats-Unis des semences transgéniques non autorisées. Par erreur, la firme a produit et distribué des centaines de tonnes de maïs Bt 10, très proche du maïs Bt 11 également produit par la firme, mais qui, à la différence de celui-ci, n’est pas autorisé par l’administration américaine. Syngenta indique dans un communiqué que, dès la découverte de l’erreur, elle a informé les autorités et que le stocks de semences contenant le Bt 10 ont été identifiés et détruits ou confinés. L’entreprise précise aussi que le B- 10 n’a été cultivé que sur 150 km², soit « 0,01% de tout le maïs cultivé aux Etats-Unis pendant la période ». Le directeur de l’association Pew Initiative on Food and Biotechnology, a déclaré « l’événement soulève des interrogations dans les pays qui importent des produits des Etats-Unis sur la qualité des contrôles de ceux-ci ».
Source : AFPUn OGM illégal a été vendu aux Etats-Unis pendant 4 ans
Sur les OGM 24/03/2005Entre 2001 et 2004, Syngenta a vendu aux Etats-Unis des semences transgéniques non autorisées. Par erreur, la firme a produit et distribué des centaines de tonnes de maïs Bt 10, très proche du maïs Bt 11 également produit par la firme, mais qui, à la différence de celui-ci, n’est pas autorisé par l’administration américaine. Syngenta indique dans un communiqué que, dès la découverte de l’erreur, elle a informé les autorités et que le stocks de semences contenant le Bt 10 ont été identifiés et détruits ou confinés. L’entreprise précise aussi que le B- 10 n’a été cultivé que sur 150 km², soit « 0,01% de tout le maïs cultivé aux Etats-Unis pendant la période ». Le directeur de l’association Pew Initiative on Food and Biotechnology, a déclaré « l’événement soulève des interrogations dans les pays qui importent des produits des Etats-Unis sur la qualité des contrôles de ceux-ci ».
Source : Le MondeViticulture raisonnée la Champagne au pied du mur
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/03/2005Les plans de surveillance réalisés actuellement en France et en Champagne-Ardenne indiquent une dégradation lente et continue de la ressource. En raison principalement de la présence, à l’état de traces, de certains produits phytopharmaceutiques. Pour compléter les mesures curatives que devront envisager les collectivités, la profession est priée de mettre en place des mesures préventives visant à limiter les risques liés à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Dix mesures prioritaires ont été extraites du référentiel viticulture raisonnée de l’AOC Champagne. Elles doivent être généralisées au plus vite sur l’aire de production.
Source : L’Union | Auteur : Jean BatillietL’insecticide Régent de BASF homologué aux Etats-Unis
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 22/03/2005L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), a homologué l’usage du Régent TS pou la protection des semences de maïs, a annoncé BASF, fabricant de cet insecticide. « Le Régent TS est le premier insecticide de traitement de semences à base de Fipronil à être autorisé aux Etats-Unis », s’est félicité le chimiste allemand. Fabriqué en France, sur le site d’Elbeuf, le Fipronil est commercialisé dans 70 pays. La vente du Régent en France a été suspendue en février 2004.
Source : Les Echos