Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Les doses toxiques chez l’homme restent inconnues
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 29/02/2004Alors que la France est la deuxième utilisatrice mondiale de pesticides, aucune étude n’y a jamais été menée pour rechercher les effets de ces molécules neurotoxiques sur les agriculteurs… Tant qu’on n’aura pas mené à bien des évaluations précises pour savoir qui utilise quels produits, on en sera réduit à de pures conjectures en termes de protection de la santé humaine. En la matière, la culture du risque reste balbutiante : dans les dossiers d’homologation, longtemps n’ont été prises en considération que les seules données écotoxicologiques sur les consommateurs, l’exposition des utilisateurs professionnels n’étant mentionnée que depuis une dizaine d’années. A la fin de 2004 ou au début de 2005 devrait être lancée une vaste étude de suivi des salariés et des exploitants agricoles dans les douze départements français dotés d’un registre du cancer. L’épidémiologie agricole devrait ainsi franchir une étape décisive. A partir de là, on pourra valablement tirer des enseignements sur la réalité des risques auxquels les pesticides soumettent la population générale.
Source : Le Quotidien du Pharmacien | Auteur : Christian DelayeRécompensé pour sa cuisine 100 % vapeur
Sur l'agriculture raisonnée 29/02/2004La palme d’or du concept le plus innovant vient d’être décernée au restaurant « A toutes vapeurs du quartier Saint Lazare par un jury de professionnels de la restauration. Robert Petit, qui a ouvert son établissement, il y a quelques mois innove. Son restaurant s’inscrit dans son époque : produits issus de l’agriculture raisonnée, plats aux prix abordables (entre 8 et 12 Euros) et servis dans des cagettes pour respecter l’environnement…
Source : Le Parisien | Auteur : Anne Sophie DamecourEmmanuel Bustraen – PDG de Basf Agro
Ils l'ont dit 29/02/2004« … Quand on voit aujourd’hui que notre matière active est autorisée dans 70 pays à travers le monde, ça veut dire que 70 autorités d’homologation ont étudié le dossier et l’ont homologué, parler de connivence, nous considérons que c’est totalement diffamatoire.… Moi, je ne regarde qu’une seule chose aujourd’hui, c’est le dossier d’homologation européen qui a été évalué ces dernières semaines et la commission des toxiques a bien écrit dans le dossier d’homologation que le produit ne présentait pas de risque de cancer chez l’homme. Donc ça, c’est un fait, et tout le reste, moi, je le réfute complètement…».
Source : France Info | Auteur : Emmanuel Bustraen – PDG de Basf AgroPourquoi les abeilles meurent-elles en série
Sur les abeilles 28/02/2004Jacques Delattre, apiculteur depuis 20 ans, refuse de se piquer au jeu des anti-Régent. « …Les abeilles étaient déjà affaiblies par le Varroa et d’autres erreurs humaines. Certains professionnels, tout particulièrement dans le sud, ont participé à la course au rendement en doublant la production. C’est là, d’ailleurs que les premières colonies d’abeilles, complètement affaiblies, ont été décimées. Elles ne pouvaient plus lutter contre le remembrement, les parasites, l’épuisement et les insecticides. C’est l’accumulation qui a provoqué l’hécatombe… Il faut aussi en finir avec les hybridations. »
Source : La Voix du Nord | Auteur : Diane LengletSuspension du Fipronil : « mesure de bon sens », mais prise un peu tard (FNSEA)
Sur les abeilles 23/02/2004Déclaration de Jean Michel Lemétayer, président de la FNSEA, suite à la décision du ministre de l’Agriculture de suspendre l’autorisation de commercialisation des spécialités à base de Fipronil. « A l’heure où elle a été prise, c’est sans doute une mesure de bon sens, mais cette décision n’est-elle pas prise trop tard ? N’aurait-elle pas pu être prise plus tôt ? … Le principe de précaution doit prévaloir dès lors qu’il y a question sur la santé des abeilles et peut-être, comme certains l’évoquent, sur la santé humaine » a-t-il précisé.
Source : AFPL’Inde tente d’enraciner les OGM dans sa culture
Sur les OGM 23/02/2004Confronté à la malnutrition, New Delhi lance ses centres de recherche dans une course aux plantes transgéniques réveillant les craintes des écologistes. « Nous sommes très ouverts au concept des OGM, explique un responsable gouvernemental. Il ne s’agit pas d’ignorer les risques humains et environnementaux, mais condamner une technologie sans en prouver scientifiquement les dangers n’a pas de sens… En Inde, et dans le reste du tiers monde, les carences nutritionnelles restent la norme, les paysans se ruinent en pesticides et la population ne cesse d’augmenter. Nous ne pouvons pas nous offrir le luxe d’ignorer le potentiel des OGM »
Source : Libération | Auteur : Pierre PrakashLa France suspend l’autorisation de commercialisation du Régent TS
Sur les abeilles 22/02/2004Les agriculteurs sont cependant autorisés à utiliser les semences traitées dont ils disposent pour les semis de printemps, a précisé M. Gaymard au cours d’une conférence de presse. Cette suspension s’appliquera jusqu’à ce que l’autorité européenne de sécurité des aliments prenne position. Le ministre a également décidé d’engager une procédure contradictoire pour examiner l’autorisation d’utilisation de l’insecticide Gaucho, fabriqué par Bayer, pour une éventuelle suspension de ce produit. La Comtox devra rendre un avis « sous un mois ». M. Gaymard a aussi décidé de saisir l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) et l’Agence de sécurité sanitaire pour l’environnement pour lever les incertitudes sur certains avis d’experts paraissant contredire la Comtox sur le risque pour la santé humaine.
Source : AFPLes chefs de mise en examen dans l’affaire du Régent TS
Sur les abeilles 22/02/2004Les mêmes chefs de mise en examen ont été retenus pour Bayer CropScience France et son directeur général, ancien propriétaire du Régent TS, que contre BASF Agro et son PDG. Voici la liste des principales infractions :-Les dirigeants des entreprises : mise sur le marché d’un produit phytopharmaceutique sans autorisation de mise sur le marché, mise en vente de produit toxique pour la santé de l’homme ou de l’animal, violation des dispositions du code de la santé publique sur les produits très toxiques.-BASF Agro et Bayer CropScience France, mises en examen en tant que personnes morales : tromperie sur l’aptitude à l’emploi d’un produit, les risques inhérents à l’utilisation, les contrôles effectués et les précautions à prendre concernant ce produit, mise en vente de produit agricole toxique nuisible pour la santé de l’homme ou de l’animal.
Source : AFPRégent TS : Bayer CropScience France mis en examen
Sur les abeilles 22/02/2004La société Bayer CropScience France et son directeur Franck Garnier ont été mis en examen ce lundi 23 par le juge d’instruction de Saint Gaudens chargé de l’enquête sur l’insecticide Régent TS ont annoncé le directeur et son avocat Me Baratelli. Franck Garnier a souligné que cette mise en examen était « complètement attendue et va nous permettre d’avoir accès à toutes les pièces du dossier et répondre de façon claire à toutes les questions qui nous seront posées ». « Je suis personnellement choqué de cette mise en examen (…) dans la mesure où Bayer CropScience France a géré ce dossier là pendant 9 mois et que nous pensons avoir tous les éléments pour répondre d’une façon très claire, sereine aux questions qui nous sont posées » a poursuivi Mr Garnier. « Rien à ce jour ne prouve une toxicité quelconque de ce produit », a pour sa part estimé Me Baratelli. « Ce ne sont pas quelques vérités assénées par quelques apiculteurs qui sont une vérité scientifique ou une vérité judiciaire » a-t-il conclu.
Source : AFPRégent / Gaucho : Hervé Gaymard répond à Philippe de Villiers
Sur les abeilles 22/02/2004Le ministre de l’Agriculture a jugé « d’une extrême gravité » les propos tenus par le président du Conseil général de Vendée sur l’action menée par l’Etat et le ministère de l’Agriculture dans le domaine de l’emploi des produits phytopharmaceutiques. Le ministre s’insurge contre les propos de M. de Villiers qui « n’hésite pas à mettre en cause l’intégrité et le sens du service public de plusieurs agents » de son administration. Il lui rappelle les différentes mesures « extrêmement rigoureuses prises sur les sujets évoqués. Toutes les décisions prises concernant l’autorisation d’emploi du fipronil ont pris en compte les avis des experts de la Commission d’étude de la toxicité, précise le ministre.
Source : AFPL’Allemagne examine le Gaucho et le Régent « depuis quelques jours »
Sur les abeilles 22/02/2004L’Allemagne se penche sur les dangers éventuels des insecticides Gaucho et Régent TS, accusés en France de décimer les abeilles, a déclaré la ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture Renate Kuenast. « Quand nous avons eu connaissance des problèmes en France, nous avons transmis toute la documentation à nos instituts de recherche fédéraux pour que nous puissions à notre tour évaluer les données françaises ».
Source : AFPL’agriculture cherche à se raisonner
Sur l'agriculture raisonnée 22/02/2004Pour revaloriser l’image du secteur, ternie par les excès du productivisme, les organisations agricoles prônent désormais une approche plus respectueuse de l’environnement, mais qui reste à concrétiser. « Notre volonté n’est pas de concurrencer le biologique mais de proposer un modèle accessible à la majorité des agriculteurs, à mi-distance entre l’agriculture conventionnelle et biologique » déclare Claire Chambrier du Farre. Les opposants s’interrogent entre autres sur l’indépendance d’un réseau généreusement financé par l’industrie phytopharmaceutique… Restent deux interrogations. Le prix, d’abord. Les agriculteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs entendent tirer de la «valeur ajoutée » de la vente de ces produits, même si la grande distribution n’est pas forcément de cet avis. Les OGM, enfin. « Si la réglementation les autorise, il n’y a pas de raison de les exclure », confiait Antoine Herth, le responsable de l’application du dispositif.
Source : La Croix | Auteur : Aude CabascoResponsabilité partagée
Sur l'agriculture raisonnée 22/02/2004Les agriculteurs s’emploient à répondre aux attentes nouvelles, d’où le concept d’agriculture « raisonnée » développé par leurs organisations professionnelles. Il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que toute l’agriculture devienne raisonnable. Mais le mouvement semble d’ores et déjà lancé. En France, le marché de l’industrie phytopharmaceutique a enregistré en 2002 un chiffre d’affaires en recul de 7,7% sur celui de 2001. Ce qui s’explique, entre autres, par la pratique d’une agriculture moins chimique et le renforcement de la réglementation.
Source : La Croix | Auteur : Guillaume GoubertUn Français sur cinq consomme des produits bio (enquête INRA)
Sur l'agriculture biologique 22/02/200423,1% des personnes interrogées en janvier 2003 ont déclaré avoir acheté un ou plusieurs produits bio dans les quatre dernières semaines contre 19,9% un an plus tôt. 79% des amateurs de bio ont fait au moins une partie de leurs achats de ces produits en grande surface. 39% ont acheté des produits laitiers frais, 30% des œufs et 20% divers produits. 54,5% des adeptes du bio n’achètent qu’un ou deux produits de la filière. 23,8% en prennent trois ou quatre et les champions (21,7%) au moins cinq.
Source : AFPJean Charles Bocquet- Directeur de l’UIPP
Ils l'ont dit 22/02/2004« Professeur BelpommeAlors le problème, c’est que je vais vous dire ce qui se passe, c’est que la pollution chimique est tellement importante aujourd’hui dans notre milieu, vu des Etats-Unis, je vous signale en passant que la France est considérée comme le pays le plus pollué chimiquement d’Europe, les Etats-Unis, c’est ce que les Américains disent. Il est devenu impossible de prouver actuellement, quoi que ce soit au niveau épidémiologique, tellement notre pays est pollué. Autrement dit, il y a de tels nombres de déterminants chimiques qui polluent l’environnement qu’on ne peut plus faire de liens épidémiologiques.Jean Charles BocquetJe réagis en effet au scientifique qu’est monsieur BELPOMME qui déclare dans beaucoup de médias actuellement, que le FIPRONIL est probablement classé cancérogène par le Centre International de Recherche sur le Cancer. J’ai moi-même…Emmanuel CHAINDonc, vous, vous dites : c’est cancérigène, et le Centre dit : ça ne l’est pas…Jean-Charles BOCQUETMonsieur BELPOMME, vous n’avez pas le droit d’alarmer les consommateurs…Professeur BelpommeAlors cher Monsieur, je vais d’abord vous répondre très franchement, c’est que vous vous êtes trompé et vous n’avez pas bien lu mon livre, et vous vous êtes trompé à votre lecture. Ce n’est pas le CIRC qui a déclaré que c’était cancérigène, c’est l’Agence de protection américaine, dont je… et que je viens de visiter… »« Le marché des produits phytopharmaceutiques en France, est un marché qui représente globalement, 7 % de l’ensemble des intrants utilisés par les agriculteurs. C’est un marché qui est en maturité qui représente globalement 1,9 milliard d’euros, et qui est en régression constante depuis la fin des années 99. Donc, globalement, il est évident que les agriculteurs raisonnent de plus en plus leurs interventions et donc regardent en fait sérieusement, leurs cultures avant d’acheter et d’utiliser ces produits. Le raisonnement est également lié à la nouvelle politique agricole commune, ce qui explique en grande partie donc ces aspects réduction du marché.
Source : Extraits de l’émission « Merci pour l’Info » du 20/02/04 à 18H50 sur Canal Plus | Auteur : Jean Charles Bocquet- Directeur de l’UIPP