UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Les agriculteurs du Giennois planchent sur les pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/01/2009

Quel est le devenir des pesticides ? Valéry Morard du service de l’observation et des statistiques qui dépend du Ministère de l’écologie, a dressé un état des lieux avant d’évoquer des perspectives sur cette épineuse question, de surcroît au niveau agricole, à l’occasion de l’assemblée générale du GDA Loire- Forêt. Valéry Molard a rappelé que la France était le troisième consommateur mondial de pesticides, le premier à l’échelon européen. 40% de cette consommation est utilisée sur les céréales. Avant que la révolte ne gronde trop fort, l’intervenant a nuancé son propos. Si l’on ramène ce total au nombre d’ha exploités, la France est nettement moins en avance : « On peut tout faire dire aux chiffres et diaboliser ainsi ces produits ». Si le tonnage des pesticides utilisés baisse, il n’en demeure as moins que l’opinion publique est très sensibilisée pour que les agriculteurs diminuent de manière significative leurs traitements ; Nouveau poins d’achoppement : « On peut organiser une famine. Faut-il crever de faim ou d’un cancer ? Plus on cherche, plus on trouve. » Sans vouloir plomber l’ambiance, en rappelant que contamination ne veut pas dire pollution. Valéry Morard a proposé des actions possibles comme une utilisation raisonnée des pesticides.

Source : La République du Centre | Auteur : Alexis Marie

Les sénateurs remplacent le mot « biocarburants » par « agro carburants »

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/01/2009

Ils ont adopté un amendement des sénateurs Verts en ce sens. "Le terme biocarburant entraîne les habitants dans la confusion, ils n'ont vraiment rien de biologique au sens où les habitants l'entendent, tout le monde a l'impression que c'est quelque chose de sympathique et de biologique" a expliqué Marie-Christine Blandin (Verts). "Si nous devions remplir nos voitures avec le bio-éthanol appelé à tort bio, nous entrerions tellement d'engrais et de pesticides que toutes les nappes phréatiques du Nord et de Picardie deviendraient non consommables", a-t-elle ajouté. "Cela a le mérite de la clarté" a estimé Charles Pasqua (UMP), qui a voté l'amendement. "Pour l'instant on a un terme unique, et il vaut mieux le garder même si je le trouve effectivement un peu discutable", a répondu le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo, en émettant un avis défavorable à cet amendement.

Source : AFP

Loi Grenelle : des amendements « rétrogrades » sur les pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/01/2009

"L'adoption d'amendements au Sénat visant à affaiblir encore l'objectif de réduction de 50% des pesticides ou celui concernant la suppression des substances les plus préoccupantes constituerait une véritable provocation", estime dans un communiqué François Veillerette, du Mouvement pour le respect des générations futures (MDRGF). L'amendement 490 (déposé par le sénateur de Lot-et-Garonne Daniel Soulage soutenu par le Groupe Union centriste) vise à introduire des exemptions à cet objectif de réduction de moitié de l'usage des pesticides, notamment pour les cultures dites "mineures" (petites cultures maraîchères de légumes ou de primeurs), indique le MDRGF. L'association s'inquiète également de l'amendement 228 déposé par les sénateurs communistes car il supprime l'objectif chiffré (50%) de réduction de l'usage des pesticides. Enfin, dans l'amendement 678, d'autres sénateurs refusent que le texte (du projet de loi) prévoie le retrait des pesticides les plus préoccupants en fonction de leur dangerosité pour l'homme et veulent simplement renvoyer à la notion de substitution entre produits définie au niveau communautaire, ajoute le MDRGF. "Nous espérons que le Sénat saura préserver l'équilibre du texte en ne soutenant aucun de ces amendements rétrogrades", commente François Veillerette. Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a dévoilé en septembre les grandes lignes d'un plan "Ecophyto 2018" visant à réduire de moitié l'usage des pesticides en France d'ici 2018. La France est actuellement la plus grosse utilisatrice de pesticides en Europe.

Source : AFP

OGM : Bruxelles relance les procédures d’autorisation

Sur les OGM 23/01/2009

La Commission européenne relance les procédures d’autorisation pour la culture de plusieurs maïs transgéniques malgré l’hostilité de l‘opinion. Elles concernent le maïs génétiquement modifié BT 11 de Syngenta et BT 1105 de Pioneer-Dow. « La décision de reprendre les procédures d’autorisation des OGM tient compte de l’avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui assure que les OGM ne présentent aucun risque pour la santé humaine ni pour l’environnement et du droit qui doit être appliqué » a indiqué la Commission . Celle-ci s’attaque également à la « clause de sauvegarde » adoptée par la France pour suspendre la culture du maïs OGM MON810 de Monsanto, car l’EFSA l’a jugée « non justifiée ». Sont aussi visées des mesures similaires adoptées par la Grèce et la Hongrie.

Source : Les Echos

Percée des OGM en Afrique de l’Ouest

Sur les OGM 23/01/2009

Le Burkina Faso pourrait ensemencer 200 000 ha en coton OGM cette année. Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest se dotent d’une législation sur les biotechnologies. François Traoré a été retenu par l’hebdomadaire « Jeune Afrique » comme l’une des cent personnalités africaines de l’année. Le président de l’Association des producteurs de coton africain (Aproca), qui réunit les organisations cotonnières de 13 pays d’Afrique de l’Ouest, fait figure d’anti-Bové de l’agriculture africaine. Il dénonce inlassablement les subventions américaines et européennes, mais croit fermement au coton OGM. « Voilà 4 ans que nous avons commencé à produire du coton OGM à titre expérimental » explique-t-il en marge de l‘université du coton qui s’est tenue à Ségou au Mali. Quelques 8000 ha de coton ont été plantés l’an dernier au Burkina Faso, premier pays d’Afrique de l’Ouest à avoir autorisé la commercialisation de coton transgénique. « Les résultats sont concluants, explique François Traoré. Les rendements sont supérieurs de 30% par rapport aux variétés traditionnelles et le coton – commercialisé par Monsanto – n’exige que deux vaporisations de pesticides contre six normalement, une bonne chose lorsqu’on connaît la toxicité des pesticides.

Source : La Tribune | Auteur : Xavier Harel

La législation sur les phytos inquiète les industriels des fruits et légumes

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 22/01/2009

« Ce que nous reprochons le plus à cette législation, c’est qu’il n’y a même pas d’évaluation sur l’impact que la future législation aura sur les possibilités d’approvisionnement de l‘industrie en fruits et légumes pour la transformation », affirme Susanne Meyer, secrétaire générale de l’OEITFL. Selon elle, le compromis obtenu après plus de deux ans de négociations entre le Conseil, la Commission et le Parlement européen, laisse l’industrie de la transformation dans l’incertitude quant à sa capacité à s’approvisionner localement en fruits et légumes si demain un certain nombre de pesticides qui sont nécessaires à la croissance des cultures devait être retiré du marché. « Des études d’impact, on en fait pour les transports, pour les secteurs de l’énergie, pour l’environnement mais pas pour les conséquences d’une suppression d’une série de substances de protection des plantes pourtant indispensables à leur culture et à leur croissance. Il faut absolument une évaluation de l’impact de ces suppressions sur le niveau de la production agricole, sur les rendements, sur la qualité et la disponibilité des matières premières », insiste Susanne Meyer. Une demande qui a l’appui, par ailleurs, du secrétaire général du Copa-Cogeca (syndicat et coopératives agricoles de l’UE). Pekka Pesonen : « Nous avons besoin de toute urgence d’une évaluation d’impact détaillée pour avoir une idée de toutes les implications qu’aura la décision prise par le Parlement ». Cette étude devra, selon lui, « analyser notamment les conséquences par rapport aux importations en provenance de pays non européens. Nous en appelons aux institutions européennes pour qu’elles commencent à y travailler dès que possible », a-t-il souligné.

Source : Agra alimentation | Auteur : Zaiz Ben Marzouq

Libéria : une invasion de chenilles fait craindre une crise alimentaire

Divers 22/01/2009

Des hordes "gigantesques" de chenilles dévastent actuellement le nord du Liberia et détruisent les cultures et la végétation, une calamité qui fait craindre "une crise alimentaire et environnementale", s'est alarmée jeudi la FAO dans un communiqué. Il s'agit d'une "véritable urgence nationale", selon Winfred Hammond, entomologiste et représentant de l'agence des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) au Liberia, qui met en garde "contre une probable extension à des pays voisins comme la Guinée, la Sierra Leone et en Côte d'Ivoire. La FAO estime qu'une quarantaine de villages dans les provinces de Bong, Lofa et Gbarpolu, ont été touchés, "tout comme les deux tiers des 200.000 habitants de la province de Bong qui a le plus souffert de l'invasion". Des exemplaires de chenilles ont été transportés par des services vétérinaires à Accra afin de les identifier et de "déterminer le pesticide le pour décimer la vermine", selon l'agence. Trois comités d'urgence ont été mis en place par le Liberia pour faire face à cette crise mais "le pays a besoin d'une assistance extérieure, car il ne assez de ressources financières et d'expertise technique pour se tirer d'affaire tout seul", estime Winfred Hammond."Ce fléau est la pire catastrophe du genre que le Liberia ait connu depuis 30 ans. La dernière invasion de chenilles dans la région s'était produite au Ghana en 2006", selon la FAO.

Source : AFP

Les apiculteurs en guerre contre un pesticide

Sur les abeilles 21/01/2009

Après avoir mené bataille pendant des années contre l’insecticide Gaucho, l’Unaf s’attaque désormais au Cruiser. L’Union estime que l’effet neurotoxique de ce type de pesticide, utilisé en plein champ sur certaines semences, est « le principal responsable de la mortalité des abeilles ». L’an dernier, les colonies ont subi 30% de pertes en Europe ». Les apiculteurs ont annoncé qu’ils allaient déposer un recours devant le Conseil d’Etat contre la reconduction de l’homologation du Cruiser en France. L’Unaf demande au ministre de l’Agriculture de revenir sur sa décision, soulignant que l’Italie en a suspendu l’usage cette année sur toutes ses cultures. Au cabinet de Michel Barnier, on répond que l’homologation du Cruiser est assortie de quatre conditions restrictives et a été accordée après l’avis favorable de l’Afssa.

Source : Aujourd’hui | Auteur : Frédéric Mouchon

De nouveaux suspects dans la « féminisation » des poissons

Divers 21/01/2009

La transformation sexuelle des poissons des rivières ne résulte pas que de la présence d’hormones féminines (les oestrogènes) dans les effluents des stations d’épuration des eaux. Mais aussi de celle de substances antagonistes des hormones masculines (les androgènes). C’est la conclusion d’une étude de chercheurs britanniques mis en ligne le 7 janvier sur le site de la revue Environmental Health Perspectives. Principale auteur de l’étude britannique, Susan Joubling (université Brunel, Uxbridge) indique que depuis 1998, la féminisation des poissons sauvages des rivières était principalement expliquée par l’exposition à des oestrogènes, d’origine humaine et animale et plus accessoirement par diverses substances chimiques présentes dans les eaux épurées. Les chercheurs britanniques ont une idée des suspects possibles. « Beaucoup de produits chimiques d’usage courant sont des anti-androgènes. Il y a des médicaments prescrits contre le cancer de la prostate, des fongicides, des antibactériens, des parabens », énumère Susan Joubling. Elle rappelle que « ces deux derniers groupes chimiques sont omniprésents dans notre vie quotidienne : dans la nourriture, dans certains savons, des détergents, des dentifrices, des désinfectants et des cosmétiques. Il est vraisemblable que les anti androgènes soient présents dans les rivières sous fourme d’un cocktail de ces molécules, avec peut être d’autres que nous ne connaissons pas encore. La priorité est d’identifier les coupables ».

Source : Le Monde | Auteur : Paul Benkimoun

En valeur, le marché des phytos se porte bien

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/01/2009

C’est une augmentation importante, voisine de 13% en valeur, qui a été constatée par l’UIPP pour le marché des produits phytos en 2008. « Ce chiffre significatif est atteint malgré le fait que les agriculteurs commencent à raisonner la protection de leurs cultures » remarque Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP. Le climat qui a été favorable à des attaques importantes ,comme le mildiou sur la vigne et les pommes de terre ou la septoriose sur les céréales a joué un rôle non négligeable.

Source : Ouest France

L’Inra et l’Institut du vin et de la vigne lancent leur propre marque

Divers 20/01/2009

L'Institut national de la recherche agronomique Inra) et l'institut français de la vigne et du vin (IFV) ont annoncé mardi le lancement de leur propre marque de plants de vigne, fruit de dizaines d'années recherche, et sur laquelle ils vont percevoir des royalties. Créée en 1995, la marque ENTAV-INRA a été déposée dans une cinquantaine de pays. Les variétés de vigne ont bénéficié des efforts de recherche qui ont permis de les rendre indemnes de certaines maladies. La politique de recherche sera poursuivie grâce notamment aux royalties que percevront l'Inra et l'IFV auprès des pépiniéristes et vignerons qui achèteront leurs plants. La somme sera de 8 euros pour 1.000 plants, a précisé Jean-Pierre Van Ruyskensvelde, directeur général de l'IFV. Son objectif est de vendre 80 millions de plants chaque année. Le but est aussi d'exporter la marque à l'étranger. Actuellement 860 sélections de variétés de vigne sont autorisées à la vente en France dans le cadre d'un catalogue supervisé par l'Inra et l'IFV. L'Inra concentre sa politique de recherche sur la lutte contre le mildiou et l'oedium, deux maladies particulièrement présentes dans les vignes, alors que la France prévoit la réduction de 50% des pesticides d'ici 2018, a dit François Houllier, directeur scientifique Plante et Produits du végétal.

Source : AFP

Les pesticides bannis

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 15/01/2009

Les députés européens ont voté un projet de loi en ce sens qui doit recevoir le feu vert formel des Etats membres de l’Union. Ila été approuvé en décembre par les 27 et la Commission européenne. Le texte encadre la production et la commercialisation des pesticides et limite leur usage abusif, notamment par épandage aérien. Le texte prévoit la création d’une liste de substances actives à partir de laquelle les autorisations de mise sur le marché seront délivrées, alors que la commercialisation et l’utilisation des substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction seront strictement interdites. Toutefois, cette avancée en matière d’écologie et de santé publique ne fait pas l’unanimité, pour des raisons économiques notamment. Plusieurs scientifiques estiment que l’application de ce texte risque de rendre certaines cultures moins productives, entraînant ainsi une hausse de leur prix. Sont visés la pomme de terre, le coton et une série de fruits et légumes. Le pouvoir d’achat des citoyens européens risque d’être de nouveau mis à mal. Le rapporteur du texte, la députée écologiste, Hilrud Breyer, s’est félicitée que l’UE améliore la protection de l’environnement. « En 1991, plus de 800 substances actives étaient utilisées dans la composition des pesticides. Désormais, la nouvelle réglementation réduit ce chiffre de moitié. L’élimination des substances les plus dangereuses pourrait amené à la prohibition de 22 substances supplémentaires, a indiqué le Parlement européen. Ces substances entrent dans la composition des herbicides et insecticides. Les pesticides déjà autorisés sur le marché le resteront, mais leur autorisation de commercialisation ne court que jusqu’en 2018.

Source : France Soir | Auteur : Philippe Piedalet

Rejets pharmaceutiques – Une eau pas très claire

Divers 15/01/2009

« Les pilules contraceptives ont eu depuis de nombreuses années des effets dévastateurs sur l’environnement en relâchant dans la nature des tonnes d’hormones » via… les urines féminines. Selon une étude réalisée par la Fédération internationale des associations de médecins catholiques, que vient de publier l’Osservatore Romano, cette pollution chimique causée par la pilule serait même une « cause non négligeable de l’infertilité masculine en Occident ». La contraception des femmes responsables de la baisse constante du nombre de spermatozoïdes chez l’homme ? Les scientifiques, en tout cas, s’inquiètent sérieusement de l’impact sur la santé de substances chimiques qui polluent notre environnement. A commencer par les médicaments. Face à l’ampleur du problème, l’Union européenne multiplie les initiatives. Fin novembre 2008, le Parlement européen a adopté le plan Reach. Désormais les industriels devront démontrer l’innocuité des substances chimiques les plus suspectées d’être néfastes pour notre santé. Les médicaments sont concernés ainsi que 30 000 composés chimiques. De même, les autorisations de mise sur le marché des substances les plus dangereuses seront durcies, afin d’encourager le développement de produits alternatifs, moins nocifs pour la santé.

Source : Le Point | Auteur : Guy Hugnet

Paquet Pesticides : adoption par le Parlement européen

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 14/01/2009

Le premier volet instaure la création d’une liste de substances actives (entrant la composition des pesticides) autorisées à l’échelle européenne et sur la base de laquelle chaque Etat membre délivrera des autorisation de mise sur le marché. Les substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR), persistantes, bio accumulatives et toxiques (PBT) ou très persistantes et très bio accumulatives (vPvB) et celles qui sont néfastes pour les abeilles seront interdites « à moins que leurs effets soient négligeables en pratique ». Des dérogations d’une durée maximale de 5 ans pourront toutefois être accordées en cas de menace grave pour les cultures. Les substances imunotoxiques, neurotoxiques pour le développement et perturbatrices pour le système endocrinien pourront également être interdites si elles posent « un risque significatif ». Selon l’UIPP, le retrait des substances de type perturbateurs endocriniens « sans justification scientifique et sans mise en place rapide de solutions alternatives, aura des conséquences graves (…) sur certaines productions européennes » et appelle les autorités européennes à revoir les modalités d’application pour ce critère.

Source : Le Journal de l’environnement

Les produits bio, chers et peu convaincants

Sur l'agriculture biologique 13/01/2009

Encore un paradoxe français ! Quatre ménages sur cinq assurent s’attacher, dans leur comportement quotidien, à préserver les ressources de la planète. Selon une étude du cabinet TNS Worldpanel. Pourtant, ils ne consacrent en moyenne que 46 euros par an à l’achat de produits bio, verts et équitables, soit 1,7% de leur budget consacré aux produits de grande consommation et de produits frais. « Les prix de ces produits sont très élevés, relève Claire Diemer, de TNS Worldpanel. Dans le contexte de baisse du pouvoir d’achat et de crise économique, les Français ne sont pas toujours enclins à les acheter, même s’ils le désirent. » Surtout, les deux tiers des acheteurs de gammes bio, vertes ou équitables se disent en fait peu convaincus par ce type de produits en n’en achètent que très rarement. L’essentiel du chiffre d’affaires est donc réalisé par des « bio citoyens », qui en ont fait leur mode de vie. Leur profil : les familles avec enfants en maternelle ou majeurs, et les jeunes couples à revenus élevés.

Source : Le Figaro économie
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