UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Pesticides - Traitements de rigueur

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/01/2004

De plus en plus de traitements par les pesticides. Entre 1994 et 2001, les cultures de blé et de maïs ont vu le nombre de passages se multiplier. Même si ce type d’application s’accompagne d’une réduction des doses de matières actives, certaines habitudes, en revanche, ont la vie dure. Le désherbage du maïs reste bien souvent systématique. D’où le fossé qui sépare les grands discours sur le traitement – « là où il faut juste, quand il faut » - des pratiques de terrain !

Source : Que Choisir

Le casse – tête des perturbateurs hormonaux (dossier)

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/01/2004

Certains produits chimiques qui s’accumulent dans l’environnement brouillent les signaux hormonaux. Comment les identifier, décider de substances prioritaires, définir des seuils de dangerosité ? La mise au point d’une réglementation se heurte à de multiples inconnues. L’Europe y consacre un programme de recherches, mais le chantier s’annonce pharaonique… L’évaluation des risques sera difficile en l’absence de données solides sur l’exposition de l’homme et des écosystèmes à une vaste palette de composés, pour tenir compte des synergies. Or, personne ne sait au juste pour quels produits il importe en priorité de mesurer l’exposition, et seules des études disparates portant sur un faible nombre de molécules ont jusqu’à présent été menées… L’industrie chimique plaide que « sans une compréhension améliorée de la perturbation endocrinienne et de meilleurs outils d’évaluation, toute mesure de précaution au-delà de ce qui est déjà prévu par les contrôles existants ne serait qu’un saut dans l’inconnu, qui ferait sans doute pus de mal que de bien. Les industriels soulignent qu’il ne faudrait pas mettre en circulation des listes de produits actifs, qui sèmeraient gratuitement la suspicion, mais effectuer de réelles analyses de risque. Scientifiquement, cela se défend… mais cela aboutit à différer toute possibilité de légiférer avant l’accumulation d’une quantité énorme de données, autrement dit avant de nombreuses années. A l’inverse, les associations de protection de la nature réclament une application stricte du principe de précaution et des mesures énergiques.

Source : Recherche | Auteur : Yves Sciama

Gaucho et Regent vus par un grand producteur de semences

Sur les abeilles 31/01/2004

« Notre métier, c’est la semence, le végétal. Les produits insecticides sont une option, et nous sommes les applicateurs de cette option. On regarde les autorisations, on s’inquiète aussi de la santé de notre personnel. Le Gaucho est homologué. Le Regent dispose d’une autorisation provisoire de vente qui nous permet de l’utiliser »… C’est voir par le petit bout de la lorgnette de ne voir que Gaucho et Regent. Dans les Vosges, on ne livre pas de Gaucho et il y a de la mortalité d’abeilles autant qu’ailleurs. Dans les Landes, ils font du Gaucho et il n’y a pas de problème connu… Concernant l’intervention d’un huissier de justice en réunion publique, je comprends aussi que les gens de chez BASF puissent être choqués par le film « Témoin gênant ». C’est un film à charge, uniquement à charge. Les gens qui ont fait ce film étaient venus ici. J’ai passé deux heures et demie avec eux, j’ai répondu à leurs questions. Il n’y a pas une seconde de mon intervention dans le film ».

Source : Le Courrier de l’Ouest | Auteur : Propos recueillis par J.M. Trotignon

La toxicité cachée du Régent

Sur les abeilles 31/01/2004

Malheureusement pour BASF, le professeur Jean François Narbonne, membre de l’Afssa, vient d’expertiser l’ensemble du dossier toxicologique à la demande du juge d’instruction. Et ses conclusions font froid dans le dos : le Régent aurait dû être classé « très toxique par inhalation » dès sa première mise sur le marché en 1996, les données montraient sa forte toxicité avec des effets possibles sur l’homme à court terme par inhalation et à long terme par ingestion. « Les risques ont été fortement sous-estimés, conclut le toxicologue. Que Choisir dénonçait la faillite du système d’homologation piloté par le ministère de l’Agriculture. Avec ce rapport, un cap est franchi. La sous-estimation volontaire des risques a conduit à la mise en danger d’autrui.

Source : Que Choisir

Etienne-Emile Baulieu de l’Académie des Sciences

Ils l'ont dit 31/01/2004

« La recherche ne doit pas être pilotée par l’aval. Par exemple, pourquoi tant de haine à l’égard des OGM ? Cette violence est à la mesure de la peur, de l’ignorance et de l’idéologie. Or les scientifiques considèrent que la révolution OGM est un progrès indispensable pour une nouvelle agriculture, une technologie qui n’a pas de raison d’être dangereuse à condition de prendre les mesures préventives nécessaires. Il importe de ne pas faire du principe de précaution un principe de suspicion et une pratique d’inaction. »

Source : Le Figaro | Auteur : Etienne-Emile Baulieu de l’Académie des Sciences

Soja OGM : Les conséquences des décisions du Brésil

Sur les OGM 31/01/2004

Selon Olivier Kriegk, directeur scientifique de Terrena, important groupement coopératif qui se fournit depuis plusieurs années au Brésil : « La question est simple : quelle est la capacité du marché européen à supporter un surcoût, alors que les règlements ne nous permettent pas de valoriser les produits finis par la mention « sans OGM » ? Notre groupement s’est accordé un an pour réfléchir à la pertinence de la filière soja non- OGM ». Côté distributeurs, Gilles Desbrosse, directeur « produits frais » du groupe Carrefour, la situation n’a rien d’alarmant. « Tout d’abord cette décision n’est que provisoire. D’autre part, notre filière est parfaitement sécurisée. Nous allons simplement renforcer toutes nos étapes de traçabilité afin de nous assurer qu’aucun élément OGM ne vienne contaminer notre production. Il n’y aura donc pas de réels surcoûts ».

Source : 60 millions de consommateurs

"Chancelante résistance aux OGM"

Sur les OGM 31/01/2004

A la suite de l'article "chancelante résistance aux OGM" (le monde diplomatique déc/03), la société Monsanto (France) tient à apporter des précisions. Cet article traite de la situation brésilienne, où le soja a été cultivé pendant des années, même s'il n'était pas autorisé par le gouvernement brésilien. Le Monde diplomatique sous-entend que cette situation est le fruit de la "patiente stratégie de contamination" de Monsanto qui a "miné le terrain". Monsanto dément formellement ce sous-entendu par ailleurs non étayé. Monsanto explique que la culture génétiquement modifiée s'est développée à partir de semences importées d'Argentine. Enfin, Monsanto donne des précisions sur "l'espionnite implacable qu'elle exerce dans les campagnes des États-Unis et du Canada", thème récurrent pour la rédaction du monde diplomatique, et souligne que, pour une entreprise, la nécessité de protéger ses découvertes et d'avoir un retour sur investissement en matière d'innovation est une réalité.

Source : Le Monde diplomatique

"L'Afrique, cobaye à OGM"

Sur les OGM 30/01/2004

Les écologistes sud-africains n'ont plus que quelques jours pour présenter leur argumentation au gouvernement sud-africain, avant que Pretoria ne prenne sa décision d'accepter ou de rejeter le blé transgénique, issu de cultures d'essais nord-américaines que veut lui vendre Monsanto. En théorie, l'Afrique du Sud doit pour cela se servir des résultats de tests déjà effectués par les autorités compétentes d'autres pays, telles que la FDA américaine. Or le blé en question, n'a encore reçu aucune autorisation de commercialisation nulle part dans le monde. "Le système réglementaire sud-africain n'est pas capable d'évaluer les impacts, sur la santé humaine, de l'introduction des OGM dans la chaîne alimentaire "s'inquiète M. Mayet, à la tête du centre africain pour la biosécurité, une ONG basée à Johanesbourg. "Pourquoi les Africains devraient-ils servir de décharge pour des aliments risqués, fabriqués en laboratoire et que personne d'autre au monde ne veut manger" poursuit M. Mayet. Monsanto tente de calmer le jeu assurant que le blé ne sera pas exporté sans le feu vert préalable des autorités américaines. Les organisation professionnelles du secteur agricole ont déjà exprimé tant en Europe qu'en Asie leurs réticences à acheter du blé transgénique très mal vu par les consommateurs. Selon les estimations en Afrique du Sud, 70 % du coton, 20 à 30% du soja, 10 à 15% du maïs sont transgéniques. A l'insu de la majorité de la population, en l'absence de tout système d'étiquetage.

Source : L’Humanité Hebdo | Auteur : C. Carroy

Un expert dénonce les dangers d’un pesticide

Sur les abeilles 29/01/2004

Dominique Belpomme, professeur à l’hôpital Georges Pompidou, l’un des cancérologues chargés de la mise en œuvre du plan Cancer confirme les périls encourus par les abeilles mais aussi par les animaux vertébrés et invertébrés. « La disparition des abeilles est un signal d’alarme pour l’homme. Comme la plupart des pesticides on ne peut nier le risque de toxicité chez l’homme. » D’après lui, le Régent pourrait se stocker dans les tissus graisseux de l’homme avant de contaminer le fœtus et l’enfant lors de l’allaitement. Le fipronil, la molécule active du Régent est classé comme possible cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer à Lyon. « Il est urgent que ce produit soit sorti du marché » a poursuivi Mr Belpomme. De son côté, le groupe BASF , conteste vigoureusement toutes ces études. « Elle vont à l’encontre des conclusions émises par les scientifiques indépendants les plus compétents français, européens ou internationaux. Tous concluent que dans le cadre des usages autorisés, les spécialités à base de fipronil ne présentent absolument aucun risque en terme de santé humaine pour les consommateurs et les agriculteurs » indique Philippe Krasnopolski, directeur de la communication.

Source : Aujourd’hui | Auteur : François Vignolle

Languedoc- Roussilon : Baisse de production des apiculteurs français

Sur les abeilles 28/01/2004

Le congrès national du syndicat des producteurs de miel français a mis en évidence la situation désastreuse de la filière. La production 2003 ne devrait pas excéder les 18 000 tonnes, « A la mauvaise conjoncture climatique s’ajoute à une baisse sensible de la production depuis l’arrivée des pesticides systémiques dans les cultures » explique Jean-Louis Lautard du syndicat. En 2002 , la France avait produit 25 000 tonnes contre 35 000 dix ans plus tôt, alors que la production communautaire progresse en moyenne de 2,5% par an. Les apiculteurs français redoutent les importations extracommunautaires et la prolifération des cultures OGM, autre danger pour les abeilles.

Source : Le Figaro Economie | Auteur : C.B.

La Commission européenne se penche sur le développement du bio

Sur l'agriculture biologique 28/01/2004

Des travaux qui ne sont pas dénués de calculs politiques. Au moment où l’Union s’apprête à ouvrir ses portes à de nouveaux OGM, un soutien affiché à l’agriculture biologique permet à Bruxelles de faire face à ceux qui l’accusent de jouer la carte de la « malbouffe ». La filière française du bio est doublement dans l’expectative. Outre le plan européen, elle attend les mesures promises depuis plusieurs mois par le ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard. La Fnab (Fédération nationale de l’agriculture biologique) dénonce le choix d’aider l’agriculture « raisonnée », qui repose sur une utilisation mieux contrôlée des engrais et pesticides. Elle craint que l’enveloppe ne soit pas assez importante pour aider à la structuration de toute la filière bio. En attendant, les producteurs italiens et espagnols de fruits et légumes bio n’en finissent plus de tailler des croupières aux producteurs hexagonaux. Ils prennent des parts de marché non seulement au bio mais aussi aux producteurs conventionnels

Source : La Tribune | Auteur : Pascal Gateaud et Grégoire Pinson

François Thiery – président de la Fnab (Fédération nationale de l’agriculture biologique)

Ils l'ont dit 28/01/2004

« Nous demandons à ne pas être contaminés, et que l’on nous reconnaisse le droit à mener une agriculture sans OGM. La Fnab estime que toute pollution d’une production bio doit être indemnisé par les promoteurs des OGM, et non par un système d’assurance collective. Cela vaut pour beaucoup d’autres filières, et beaucoup plus que nous le pensions nous-mêmes. Dans la filière mais, par exemple, un marché porteur actuellement à l’exportation, le critère de base passe par la semence, nous demandons l’assurance d’obtenir des semences restant en dessous d’un taux de 0,1% de détection pour pouvoir garantir que notre filière est sans OGM. »

Source : La Tribune | Auteur : François Thiery – président de la Fnab (Fédération nationale de l’agriculture biologique)

Perspectives – Bruxelles appuie la levée du moratoire sur les OGM

Sur les OGM 28/01/2004

La Commission européenne a franchi une nouvelle étape vers la levée du moratoire. Le débat a montré que la grande majorité de l’exécutif communautaire est déterminée à interdire qu’une zone soit déclarée « exempte d’OGM ». Bruxelles pourrait traduire devant la Cour les pays qui empêcheraient un agriculteur de semer des OGM au prétexte que ses semences pourraient « polluer » le champ voisin dont le propriétaire ne souhaite pas d’OGM. La Commission estime qu’un OGM validé scientifiquement par l’Autorité alimentaire européenne est sans danger. Du coup, une réglementation va être élaborée, prévoyant un seuil maximal de présence d’OGM dans les produits biologiques, qui pourront néanmoins dans ces conditions conserver le label « Bio ».

Source : La Croix | Auteur : Yannick Laude

Apiculture : la Conf’ appelle au boycott des pesticides

Sur les abeilles 27/01/2004

Il est grave que les firmes commercialisant les produits « Gaucho » et «Régent » (respectivement Bayer et BASF), le fassent sans autorisation légale de vente en en faisant fi des procédures d’homologation, des tests de toxicité et de la santé publique », stigmatise dans un communiqué la Confédération Paysanne. Pour expliquer le dépeuplement des ruches, Bayer Cropscience avait notamment avancé le retour du parasite « varroa » pour lequel les traitements pourraient être aujourd’hui moins efficaces que par le passé, l’acarien étant devenu plus résistant. « Il est curieux que l’on reparle aujourd’hui du varroa, que les apiculteurs savent depuis longtemps maîtriser, depuis que Gaucho et Régent sont suspectés d’empoisonner le cheptel agricole français, rétorque la Conf’ en dénonçant les pressions exercées par les firmes agrochimiques qui commercialisent ces pesticides au mépris de l’environnement et de la santé. La Conf’ appelle tous les agriculteurs du département à boycotter définitivement les deux insecticides dont la vente est de toute façon illégale ! ».

Source : La Provence

"L'Europe cale encore sur le dossier OGM"

Sur les OGM 27/01/2004

Les commissaires européens se livrent aujourd'hui à un débat d'orientation sur les OGM. Le dossier concerne de nombreux secteurs, de l'agriculture à l'industrie, en passant par le commerce extérieur, l'environnement et la santé des consommateurs. Le document que publiera la Commission devrait demander aux Ministres de prendre leurs responsabilités en autorisant l'introduction du maïs Bt11. En fait, Bruxelles ne se fait guère d'illusions. Les États membres vont, selon toute probabilité, consciencieusement "oublier" d'inscrire ce point délicat à l'ordre du jour. Il reviendra donc à la Commission d'endosser une décision impopulaire. Cette solution ne semble pas du goût de tous les commissaires. Le français M. Barnier souhaite reculer le feu vert prévu pour avril en s'appuyant sur les réserves de l'Afssa. D. Byrne et M. Wallström ne sont pas d'accord sur les taux de présence fortuite dans les semences (0,3 à 0,7 % Byrne; 0,1% Wallström). Enfin F. Fischler a proposé des lignes directrices pour la coexistence, mais certains États (Italie, Danemark) tout comme le Parlement européen demandent une législation plus précise. L'adoption comme le rejet de ce projet doit se faire à la majorité qualifiée.

Source : La Tribune | Auteur : G. Pinson
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