Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Vente des pesticides en hausse en 2008, selon les professionnels (UIPP)
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/06/2009Le marché français des produits phytopharmaceutiques (pesticides) est en hausse en 2008, selon les chiffres rendus publics mardi par l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP). Pour 2009, les professionnels s'attendent, sauf aléas climatiques, à une baisse des utilisations et à une stabilité du chiffre d'affaires, a indiqué Jean-Charles Bocquet, directeur général de l'UIPP lors d'un point presse. En 2008, le chiffre d'affaires est en augmentation de 14% à 2 milliards d'euros, retrouvant le niveau de 2001. En volume, la hausse est de 2% à 78,6 millions de tonnes, a précisé M. Bocquet. En raison du mildiou qui touche souvent la vigne, les viticulteurs restent les plus gros utilisateurs de pesticides avec 15% des utilisations des phytosanitaires pour 3% des surfaces cultivées. L'UIPP a réaffirmé ses "réserves sur les mesures arbitraires" décidées lors du Grenelle de l'environnement. Aux termes du plan Ecophyto 2018 décidé par le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, le secteur agricole doit réduire "si possible" de 50% dans les 10 ans l'utilisation de pesticides. La France est le premier utilisateur de pesticides en Europe et le quatrième au niveau mondial après le Brésil, les Etats-Unis et le Japon. Les quantités vendues en France ont atteint des sommets dans les années 1990 avant de s'orienter à la baisse.
Source : AFPDes chercheurs identifient un lien biologique entre pesticides et lymphome
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/06/2009Les agriculteurs exposés aux pesticides présentent des anomalies chromosomiques pouvant favoriser le développement d'un lymphome ou cancer du système immunitaire, selon une étude réalisée par l'équipe "Instabilité génomique et hémopathies humaines" du Centre d'immunologie de Marseille-Luminy, qui dépend de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), en collaboration avec une équipe d'épidémiologistes du Groupe régional d'études sur le cancer de Caen (nord-ouest). Cette découverte d'un premier "marqueur biologique" du lymphome pourrait permettre de mieux dépister ce cancer, de suivre les populations considérées comme "à risque" et de mettre en oeuvre, le cas échéant, des traitements plus précoces, selon un résumé de l'étude publiée dans la revue spécialisée "The Journal of Experimental Medicine". L'exposition aux pesticides en milieu agricole, ainsi qu'aux dioxines et aux solvants organiques, est considérée comme un facteur de risque accru de lymphomes, mais il manquait jusqu'à présent la "preuve biologique" d'un lien de cause à effet. Dans le cas du lymphome, le processus de cancérisation débute par un échange de matériel génétique, ou translocation, entre les chromosomes 14 et 18. Sauf exceptions, c'est la signature clinique de ce cancer. Or, en suivant sur une période moyenne de dix ans une population de 128 agriculteurs exposés aux pesticides, les chercheurs marseillais ont trouvé qu'ils présentaient dans le sang une fréquence de cellules transloquées pouvant être jusqu'à 1.000 fois supérieure à la normale. Et l'analyse moléculaire de ces cellules suggère que certaines pourraient constituer de réels précurseurs tumoraux et une première étape vers la cancérisation. "Nos résultats apportent une vision nouvelle des étapes de progression vers le lymphome tout en mettant l'accent sur le rôle majeur de l'exposition agricole aux pesticides dans les étapes de progression", affirment les chercheurs marseillais Sandrine Roulland et Bertrand Nadel.
Source : AFP« Malades du cancer, ne buvez pas l’eau du robinet »
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/06/2009Le médecin David Servan-Schreiber lance aujourd’hui, associé au WWF, une campagne pour alerter sur la nocivité de l‘eau du robinet. « Les pesticides contribuent au changement de sexe des poissons dans les rivières. Ce sont des perturbateurs endocriniens qui peuvent conduire à une résistance aux traitements ou contribuer à la progression de la maladie… On estime aujourd’hui que la majorité de nos rivières et la moitié de nos nappes phréatiques sont contaminées par des pesticides. Il ne faut pas négliger non plus la présence dans les cours d’eau et les nappes phréatiques de plus en plus de résidus de médicaments anticancéreux, d’antibiotiques, d’hormones contraceptives ou d’antidépresseurs qui se retrouvent dans le réseau d’eau potable. Même si les doses au robinet sont extrêmement faibles, ce mélange de substances pourrait être néfaste aux personnes fragiles, affectées d’un cancer.
Source : Aujourd’hui | Auteur : Frédéric MouchonCoups de cœur
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/06/2009Armés de caméras et de microscopes, Claude et Lydia Bourguignon auscultent les sols, sondent l’activité microbiologique et dressent des diagnostics. Leur objectif ? Permettre aux agriculteurs de mieux connaître le capital de leur sol et surtout les aider à l’améliorer. « Alors qu’il y a 50 ans, il y avait 1 tonne de vers de terre à l’hectare, il n’y en a plus que 100 à 200 kg. Aujourd’hui, 90% de l’activité microbiologique des sols a été détruite », se désole Claude Bourguignon. Telle est la rançon de l’agriculture intensive qui néglige le rôle du sol et se contente de mettre les plantes sous perfusion d’engrais et de pesticides… Tous deux ont quitté l’Inra pour créer leur propre laboratoire : le Laboratoire d’analyse microbiologique des sols (Lams) qu’ils installent à Marey-sur-Tille au nord de Dijon. Avec plus de 5000 analyses à leur actif, ils sont désormais considérés comme des spécialistes des sols. « Cela fait 20 ans que l’on prêche dans le désert et que l’on dit que le sol est à l’agonie », rappelle Lydia Bourguignon. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée.
Source : Marianne | Auteur : Anne-sophie MichatCruiser : décision sur une éventuelle autorisation attendue à l’automne
Sur les abeilles 19/06/2009Un éventuel renouvellement de l'autorisation de l'insecticide Cruiser sera décidé à l'automne et entre-temps son utilisation est interdite, a-t-on appris vendredi au ministère de l'Agriculture et de la Pêche. Cette décision fait suite à une réunion du comité de suivi sur le Cruiser qui s'est tenue vendredi au ministère avec "les organisations professionnelles agricoles, les associations et les syndicats d'apiculteurs", selon un communiqué du ministère. Le cruiser, insecticide utilisé pour la préparation de semences enrobées pour lutter contre le taupin --insecte broyeur nuisible aux récoltes-- avait été autorisé le 17 décembre 2008, pour 6 mois, jusqu'au 15 mai. Cette période correspondait à la campagne des semis 2009. Cette autorisation avait été dénoncée par les organisations de défense de l'environnement en raison des conséquences sur les populations d'abeilles. Depuis la mi-mai l'utilisation du Cruiser n'est plus autorisée et le restera jusqu'à l'automne. Auparavant l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) devra se prononcer sur la question dans un rapport attendu vers octobre ou novembre prochains, a-t-on appris au ministère. L'avis de l'Afssa se fondera sur les examens en cours dans 6 régions où 133 ruches font l'objet d'une surveillance sanitaire afin de détecter toute trace de produits chimiques dans les abeilles ou dans les produits de la ruche (pains d'abeille, miel, larves). La Brigade nationale d'Enquêtes Vétérinaires et Sanitaires (BNEVP) a également été mobilisée et est intervenue sur plusieurs cas signalés de mortalités anormale d'abeilles. Au vu de ce rapport, il reviendra alors au ministre de l'Agriculture de prendre la décision d'un renouvellement ou non de l'utilisation du Cruiser. Cette décision devrait intervenir au plus tard en décembre.
Source : AFPOnze pays européens demandent le droit d’interdire les cultures d’OGM
Sur les OGM 19/06/2009L'Autriche, la Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, la Lettonie, la Lituanie, Malte, les Pays-Bas et la Slovénie demandent que cette possibilité soit discutée lors du prochain conseil des ministres de l'Environnement le 25 juin à Luxembourg. Le processus d'autorisation des OGM est actuellement paralysé par la méfiance de l'opinion publique en raison des incertitudes entourant leurs éventuelles conséquences pour la santé et l'environnement. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, partisan de l'autorisation des OGM par crainte de plaintes devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a été désavoué lorsqu'il a tenté d'imposer la culture du MON810. A une écrasante majorité de 22 contre 5, les Etats de l'Union européenne ont refusé de forcer la Hongrie et l'Autriche à lever leur interdiction de cultiver le maïs génétiquement modifié américain. M. Barroso n'a toutefois pas renoncé et doit revenir à la charge contre la France et la Grèce, a-t-on appris à la Commission. Cette situation est déplorée par les Etats signataires de la lettre qui soutiennent une proposition des Pays-Bas de reconnaître le droit aux Etats membres d'autoriser ou non la culture des OGM. La Commission européenne est sceptique sur l'idée de nationaliser les autorisations, mais considère qu'une distinction entre autorisations de culture et de commercialisation doit être étudiée, car elle serait "plus acceptable pour l'opinion publique", a expliqué le directeur général Environnement Karl Falkenberg.
Source : AFPL’Ile-de-France veut tripler les surfaces bio
Sur l'agriculture biologique 16/06/2009La Région, présidée parle socialiste Jean-Paul Huchon, ne compte que 84 structures certifiées en agriculture biologique, pour un marché de 12 millions de consommateurs et une consommation de produits bio en hausse de 10% par an depuis dix ans dans l’Hexagone. Les agriculteurs biologiques seront prioritaires dès qu’une opportunité foncière se présentera.
Source : Le FigaroParkinson – les pesticides doublent le risque chez les agriculteurs
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 16/06/2009
L'exposition aux pesticides double quasiment le risque de survenue de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs, selon les travaux d'une équipe de chercheurs de l'Inserm et de l'Université Pierre et Marie Curie publiés en ligne dans "Annals of Neurology". Le risque "augmente avec le nombre d'années d'exposition et, chez les hommes, est principalement lié à l'usage d'insecticides notamment de type organochloré", indique un communiqué commun de l'Inserm et de l'UPMC. L'équipe était dirigée par Alexis Elbaz, de l'Inserm. La maladie de Parkinson, selon le communiqué, trouve son origine dans la plupart des cas "dans une combinaison de facteurs de risque génétiques et environnementaux. Les chercheurs ont étudié un groupe de 224 patients atteints, qu'ils ont comparé à un groupe de 557 personnes non malades, tous affiliés à la Mutualité sociale agricole. Ils ont reconstitué minutieusement leur exposition aux pesticides durant toute leur vie professionnelle: surface des exploitations, type de cultures et pesticides utilisés, nombre d'années et fréquence annuelle d'exposition,
méthode d'épandage. Les patients atteints de maladie de Parkinson avaient utilisé plus souvent des pesticides et durant un plus grand nombre d'années que les témoins, et les agriculteurs utilisant des pesticides avaient un risque presque deux fois plus élevé que les autres de développer la maladie de Parkinson. Parmi les principales familles de pesticides, les chercheurs ont mis en évidence chez les hommes atteints un risque jusqu'à 2,4 fois plus élevé que chez les témoins pour les insecticides de type organochloré, qui regroupent par exemple le lindane, le chlordécone et le DDT, persistant dans l'environnement de nombreuses années après l'utilisation. Ces pesticides sont aujourd'hui interdits en France. D'autres pesticides moins utilisés pourraient être aussi impliqués.
NB : L'avis de l’UIPP sur cette étude est disponible dans l'espace presse
Le WWF lance un « appel du 18 juin » pour soutenir le bio dans les cantines
Sur l'agriculture biologique 15/06/2009
La campagne "Oui au bio dans ma cantine", entend sensibiliser les mères et les maires, responsables des cantines des écoles primaires; elle sera menée sur trois ans pour cibler, après le primaire, les collèges, les lycées et les
crèches, a indiqué lundi à la presse Serge Orru, directeur- gérénal du WWF. En 2007, le Grenelle de l'environnement a fixé un objectif de 20% de bio dans les cantines d'ici 2020, avec une étape à 6% en 2012. "Mais pour y parvenir, il faut réfléchir dès aujourd'hui au type d'agriculture qu'on veut promouvoir", reprend M. Orru. "Avec 76.000 t de pesticides par an, la France est le premier consommateur d'Europe et le 3è du monde". Résultat: une étude de l'IFEN, l'Institut français de l'environnement, montrait en 2004 que 96% des cours d'eau montraient des traces de pesticides ainsi que 61% des eaux souterraines, nécessitant près de 2 milliards d'euros de dépenses publiques chaque année pour leur dépollution. En 2006, le bio ne représentait qu'un peu plus de 2% de la surface agricole et 12.000 exploitations environ sur 700.000. "On était parmi les premiers en Europe il y a dix ans, aujourd'hui tout le monde nous est passé devant", s'insurge Bernard Cressens, responsable des campagnes du WWF, incriminant la résistance des "lobbies agricoles". "Aux consommateurs de faire exploser la demande", enjoint-il. Selon la Fédération des agriculteurs bio (FNAB), le principal obstacle au développement de la filière est "la difficulté à trouver des terres", cédées aux bâtisseurs ou préemptées par l'agriculture conventionnelle, selon son représentant Eric Grünwald. La campagne du WWF (www.ouiaubiodansmacantine.fr) est soutenue par de nombreuses personnalités dont le Dr David Servan-Schreiber, la navigatrice Maud Fontenoy, ou le réalisateur Jean-Paul Jaud dont le film, "Nos enfants nous accuseront", suit la mise en place du bio dans la cantine d'une école rurale du Gard. "Comment un pays riche comme la France peut-il mégoter sur les 20 à 70 centimes supplémentaires d'un repas scolaire bio?", demande-t-il.
Le déclin des oiseaux se poursuit en France
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/06/2009Les réductions d’effectif les plus marquées touchent les espèces des zones agricoles (20% de baisse en moyenne). Ainsi, la linotte mélodieuse, symbole des campagnes avec l’alouette des champs, a vu sa population chuter de 71% entre 1989 et 2008, en raison de la raréfaction de ses ressources alimentaires : de petites graines d’herbacées considérées comme de mauvaises herbes et éliminées des zones de grandes cultures. « Contrairement à ce que l’on peut imaginer, les engrais ont plus d’impact sur la végétation que les herbicides, en favorisant certaines plantes, note Frédéric Jiguet, coordinateur du programme Stoc (Suivi temporel des oiseaux communs) du Muséum. Il faut repenser l’agriculture ».
Source : Le Figaro | Auteur : Yves MisereyMarc Fellous – Professeur de génétique humaine à l’Université Denis Diderot (Paris VII)
Ils l'ont dit 10/06/2009
« Contrairement aux biotechnologies médicales, bien acceptées parla majorité de la population, les biotechnologies végétales font l’objet d’une méfiance accrue en Europe, en particulier en France. Ce n’est pas le cas aux Etats-Unis, comme en témoigne l’absence de débat à ce sujet lors de la campagne présidentielle opposant John Mc Cain à Barack Obama… Dans un climat hostile, où la recherche sur les OGM est stigmatisée, de nombreux experts français préfèrent s’expatrier afin de trouver des conditions de travail plus sereines et voir leurs travaux aboutir à des applications concrètes… Sans un sursaut rapide et significatif, le retard déjà pris volontairement pour les biotechnologies par l’Europe risque de lui être aussi fatal qu’il ne le fût pour l’informatique ».
Marc Fellous – Professeur de génétique humaine à l’Université Denis Diderot (Paris VII) – ancien président de la Commission du génie biomoléculaire
Loi hôpital : feu vert du Sénat au regroupement d’agences sanitaires
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 06/06/2009Le Sénat a adopté un amendement du gouvernement prévoyant ce regroupement dans le cadre du projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoires". Un "nouvel établissement public" serait créé reprenant les missions exercées par ces deux agences qui, selon la ministre de la Santé Roselyne Bachelot "exercent le même métier d'évaluation des risques sanitaires" et dont les "champs de compétence" se recoupent. Elle a cité le cas des algues toxiques, qui sont du ressort de l'Afssa si elles sont présentes dans l'eau d'alimentation, et de l'Afsset s'il s'agit des eaux de loisir, ou celui des risques des substances chimiques, présentes dans les biocides (Afsset) et dans les pesticides (Afssa). Cette fusion "doit faciliter une prise en compte plus globale des risques et de leur impact sur la santé", selon Mme Bachelot.
Source : AFPOGM : La coexistence des cultures OGM et non OGM est possible
Sur les OGM 06/06/2009Les recommandations issues du programme de recherche européen Co-Extra, présentées mardi après 4 ans de travaux, ne satisfont pas les représentants des semenciers et des industriels de la protection des plantes. Dans un communiqué, le Gnis, Oléosem, Seproma et l’UIPP, estiment que « proposer des zones dédiées aux cultures d’OGM s’opposerait de fait à l’esprit de la loi et à la liberté de cultiver qui en découle ». Selon les organisations, « les mesures relatives aux plantes OGM doivent être prises au cas par cas et il est complètement illusoire de tirer des conclusions très générales dans le domaine de la cœxistence ». Pour le maïs, par exemple, ils estiment qu’il est possible de garantir la cœxistence entre les filières.
Source : La France agricole.frLes agronomes préconisent des zones dédiées aux OGM
Sur les OGM 05/06/2009« La coexistence en Europe, où la taille des champs est en moyenne relativement faible, ne serait possible qu’en employant de grandes distances d’isolement ou dans des zones dédiées de production, que celles-ci soient OGM ou non OGM. » C’est l’une des plus fortes conclusions rendues cette semaine à Paris par les 1500 participants du programme de recherche européen Co-Extra. Techniquement, les chercheurs attestent qu’il existe des outils fiables de confinement biologique, comme la stérilisation du maïs. Les outils de modélisation permettraient aussi de garantir le seuil réglementaire de 0,9% d’OGM dans les récoltes. Mais en réalité, les opérateurs des filières agricoles exigent des taux de contamination plus sévères de 0,1%. Ce seuil devient difficile à respecter si les cultures ne sont pas fortement distantes. L’étude appuie ses arguments par les nombreux cas de dissémination involontaire d’OGM ces dernières années.
Source : Les EchosLes agronomes préconisent des zones dédiées aux OGM
Sur les OGM 05/06/2009« La coexistence en Europe, où la taille des champs est en moyenne relativement faible, ne serait possible qu’en employant de grandes distances d’isolement ou dans des zones dédiées de production, que celles-ci soient OGM ou non OGM. » C’est l’une des plus fortes conclusions rendues cette semaine à Paris par les 1500 participants du programme de recherche européen Co-Extra. Techniquement, les chercheurs attestent qu’il existe des outils fiables de confinement biologique, comme la stérilisation du maïs. Les outils de modélisation permettraient aussi de garantir le seuil réglementaire de 0,9% d’OGM dans les récoltes. Mais en réalité, les opérateurs des filières agricoles exigent des taux de contamination plus sévères de 0,1%. Ce seuil devient difficile à respecter si les cultures ne sont pas fortement distantes. L’étude appuie ses arguments par les nombreux cas de dissémination involontaire d’OGM ces dernières années.
Source : Les Echos