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[17 Août 2008]

Destruction d’essais OGM : Malgré des promesses répétées, le gouvernement ne soutient pas la Recherche !

De nouvelles parcelles d’essais de maïs génétiquement modifié légalement autorisées ont été détruites le 15 août dans la Vienne en toute impunité devant les forces de l’ordre et en présence des médias. Ces exactions qui s’ajoutent à celles déjà perpétrées depuis le début de l’été sont très lourdes de conséquences pour la recherche sur les biotechnologies végétales en France.

Les professionnels des semences et de la protection des plantes exhortent le Gouvernement à une condamnation ferme de ces actes de vandalisme et attendent la mise en application du délit de fauchage prévu par la loi à l’encontre des faucheurs.

La majorité des essais en plein champ autorisés par le Ministre de l’Agriculture en 2008 ont déjà fait l’objet de saccages et sont devenus de fait, inexploitables pour les chercheurs. Comme chaque année, les professionnels des semences et de la protection des plantes assistent impuissants à la destruction des parcelles expérimentales de maïs génétiquement modifié pour lesquelles ils avaient obtenus légalement la mise en culture. Ils sont particulièrement choqués que ces actes de vandalisme qui réduisent à néant des années de travail de scientifiques ne suscitent rien d’autre que l’indifférence, notamment de la part du gouvernement.

Comme le souligne Philippe Gracien, porte-parole des professionnels des semences et de la protection des plantes : « Nous souhaitons entendre une condamnation ferme de ces destructions par le Gouvernement, et attendons la poursuite judiciaire des auteurs de ces exactions et l’application du délit de fauchage à leur encontre comme prévu par la Loi. »

« C’est par la recherche et ses résultats expérimentaux que la connaissance progresse. De quoi les faucheurs ont-ils vraiment peur ? Que nous puissions continuer à apporter les preuves de l’utilité et de l’innocuité des OGM ? Celui qui a confiance dans son argumentation utilise la plume et non la faux. Il utilise le bulletin de vote et non la lettre de menace ou l’acte de délinquance. Il respecte l’ensemble des lois de la République et ne sélectionne pas, à la carte, celles auxquelles il va obéir », poursuit P. Gracien.

« La recherche en biotechnologie végétale a atteint son niveau le plus bas en France comme en Europe. Il est plus que temps de réagir et d’arrêter la dérive qui nous éloigne du rationnel de la démocratie et qui met en péril notre futur alimentaire, économique et écologique ! », conclut P. Gracien.

 

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