Campagne agricole 2010 / 2011 (Selon estimations à fin octobre 2011)
Publié le 15 décembre 2011 - Communiqués
Les ventes des produits phytopharmaceutiques se sont stabilisées sur la dernière campagne agricole (1er octobre 2010 au 30 septembre 2011) par rapport à la campagne précédente. Elles s’élèvent à 1.850 milliards sur la base des estimations à ce jour.
Les ventes des produits phytopharmaceutiques se sont stabilisées sur la dernière campagne agricole (1er octobre 2010 au 30 septembre 2011) par rapport à la campagne précédente. Elles s’élèvent à 1.850 milliards sur la base des estimations à ce jour.
Cette campagne 2010/2011, confirme que les agriculteurs continuent d’optimiser l’utilisation des PPP afin de préserver le potentiel des cultures en fonction des risques maladies et parasitaires liés aux conditions climatiques qui ont prévalu tout au long de la campagne. A cet égard, si la reprise des pluies à partir de juin 2011 a atténué l’impact de la sécheresse du printemps sur les grandes cultures, des préjudices ont subsisté de façon hétérogène selon les zones.
Si la hausse des prix agricoles à la production a connu une décélération au cours de la période, elle reste sensiblement positive (+8%) à la fin de cette campagne par rapport à l’année précédente. Dans ce contexte économique plus favorable que lors de la dernière campagne, l’agriculteur continue de s’inscrire clairement dans une réflexion de protection raisonnée et responsable, comme le recommandent les adhérents de l’UIPP et l’ensemble de la prescription et de la distribution agricole. Il a été conduit ainsi à investir, quand c’était nécessaire, pour protéger la qualité et le rendement de ses productions et assurer ainsi la rentabilité de son exploitation.
Une analyse plus approfondie permet d’apporter quelques précisions sur les principaux segments :
- Une nouvelle baisse (- 10% environ / 620 millions € environ) des fongicides du fait d’une faible pression des maladies (sécheresse du printemps), notamment sur céréales et sur vigne, en raison de l’approche « raisonnée » (interventions curatives) des agriculteurs.
- Une hausse (+ 6% / 835 millions €, environ) des herbicides liés aux conditions météorologiques qui ont prévalu lors de semis précoces et qui ont favorisé le développement des adventices concurrentes en septembre et en sortie d’hiver. Sur betterave, le printemps sec a nécessité des traitements de rattrapage.
- Une hausse (+ 3 % / 145 millions €, environ) des insecticides liée aux températures élevées favorables au développement des ravageurs ; notamment le développement de la pression parasitaire sur colza (méligèthes), sur céréales (pucerons, léma, cécidomyie) et sur vigne (vers de la grappe).
- Une hausse sensible (+15% / 160 millions €, environ) des traitements de semences liée à l’augmentation des surfaces traitées consécutive à l’intérêt des agriculteurs pour cette technologie qui permet une protection ciblée des cultures, par exemple contre la fonte des semis et les insectes du sol comme le taupin.
La campagne 2011/2012 démarre avec des cultures bien implantées pour le colza et les céréales d’hiver. Les conditions climatiques de cet automne –températures douces et relative sécheresse- permettent des interventions précoces en matière de désherbage et nécessitent une vigilance accrue des cultures afin de préserver le potentiel de production.
Contact
UIPP – Jean-Charles Bocquet - 01 41 31 52 00 – jcbocquet@uipp.net
UIPP - Claire Morin - 01 41 31 52 00 – cmorin@uipp.net
